Umiami devient Swap. La foodtech, fondée en 2020 à Paris et qui produit une alternative au poulet sous la forme d’un filet végétal depuis son site de production de Duppigheim (Bas-Rhin), inauguré en mars 2024, entend ainsi rivaliser avec les géants des marques de viande traditionnelles aussi bien en France qu’à l’international.
Avec ce changement d’identité, qu’elle explique par le choix d’un mot universel (swap signifiant "échanger" en anglais) pouvant s’adresser à toutes les cibles, l’ex-start-up compte aussi se positionner comme un acteur industriel majeur de l’agroalimentaire.
"Notre nouveau nom est un appel à l’action"
"Notre nouveau nom est un appel à l’action, invitant les consommateurs à faire un choix positif pour eux-mêmes et pour la planète", indique Tristan Maurel, cofondateur de Swap, qui détient la certification B-Corp et souhaite "accompagner la transition alimentaire" en répondant aux enjeux climatiques et au bien-être animal.
Aujourd’hui, la société emploie plus d’une centaine de collaborateurs dont près de la moitié est basée dans l’ancienne usine Knorr à Duppigheim, acquise auprès d’Unilever en 2022 et pour un investissement de 43 millions d’euros. Le site de production alsacien produit actuellement 7 500 tonnes par an de filets végétaux sur une seule ligne de production.
Signature d’un contrat avec la grande distribution aux États-Unis
Swap vient aussi de signer un contrat avec la grande distribution aux États-Unis - après avoir constitué une équipe auprès d’un ancien cadre de l’agroalimentaire issu de Lamb Weston et PepsiCo - où elle projette de construire une usine à Chicago en 2026.
"Notre croissance rapide nous permet d’envisager de nouvelles opportunités d’expansion", ajoute Tristan Maurel. Bien que le chiffre d’affaires de Swap reste confidentiel, l’entreprise ambitionne de devenir leader des substituts végétaux grâce notamment à son innovation qui permet de "fibrer" une pâte végétale pour en faire une simili viande tout en lui conférant le goût sans avoir recours à des additifs controversés, ni arômes artificiels où encore colorants.
De nouveaux produits de substituts de viande et de poisson en cours d’élaboration
En Alsace, le site de production de Swap, d’une superficie de 14 000 m2, est en capacité de produire jusqu’à 20 000 tonnes d’alternatives végétales par an en complément de son centre R & D basé en Île-de-France. La société envisage une future expansion de sa gamme de produits en "intégrant" d’autres substituts de viandes comme le bœuf, et de poissons tels le cabillaud. Une manière, pour ses dirigeants, d’illustrer la polyvalence du nom Swap qui doit permettre à l’entreprise de s’étendre au-delà de son actuel filet végétal de poulet tout en préservant son identité de marque.