Vosges
Le vosgien Un Bon Maillot s’adosse à Wonderbox pour viser les 100 millions d’euros de chiffre d’affaires
Vosges # Commerce # Fusion-acquisition

Le vosgien Un Bon Maillot s’adosse à Wonderbox pour viser les 100 millions d’euros de chiffre d’affaires

S'abonner

Commercialisant des coffrets mystères contenant des maillots de foot, de rugby ou de basket, Un Bon Maillot a été acquis par le groupe parisien Wonderbox. Fort de ce rapprochement, le Vosgien espère atteindre les 300 points de vente physique et se développer à l’international, tout en préparant la vente de coffrets concernant de nouveaux sports.

Timothé Odin et Louis Le Nevé sont les fondateurs d’Un Bon Maillot — Photo : Un Bon Maillot

Après avoir participé à l’émission de M6 "Qui veut être mon associé" en 2024, le vosgien Un Bon Maillot (15 salariés ; CA : 5,50 M€) s’apprête à franchir une marche supplémentaire en s’adossant à Wonderbox (CA : 333 M€), groupe parisien opérant dans le cadeau expérientiel. Spécialisé dans la vente de coffrets contenant des maillots de foot, de rugby et de basket mystères, Un Bon Maillot espère ainsi structurer son expansion européenne et accélérer sa présence en retail en s’appuyant sur ce nouvel actionnaire majoritaire.

En cinq ans, Un Bon Maillot a vendu près de 500 000 maillots de sport, pour un chiffre d’affaires cumulé sur les trois dernières années de 20 millions d’euros. Combinée à l’arrivée de Wonderbox au capital, cette trajectoire permet au Vosgien de viser les 100 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici cinq ans.

Des expertises complémentaires

"Nous atteignions des limites financières, de compétences et humaines. Ce rapprochement est une opportunité pour nous. Nos deux entreprises ont beaucoup de synergies communes, et nous avons aussi des éléments à leur apporter", lance Louis Le Nevé, cofondateur d’Un Bon Maillot. "Un Bon Maillot apporte une forte attractivité sur le segment sport, des partenariats exclusifs avec des marques, une capacité d’innovation agile et une communauté engagée de passionnés. De son côté, Wonderbox met à disposition son expertise historique du marché du coffret, sa puissance logistique, son savoir-faire en négociation retail et sa présence internationale", détaille l’entreprise dans un communiqué.

Vers une forte croissance du retail

Un Bon Maillot commercialise ses coffrets via son site internet et dans près de 170 points de vente physiques, notamment chez Décathlon, Intersport et King Jouet. De son côté, Wonderbox s’appuie sur près de 15 000 points de vente. "Wonderbox dispose d’une expertise retail sur laquelle nous allons nous appuyer", poursuit Louis Le Nevé. D’ici la fin de l’année, l’entreprise, qui évoque "un changement d’échelle commerciale", espère ainsi atteindre les 300 magasins, en accélérant les implantations en grande distribution spécialisée notamment. "L’objectif est que dans cinq ans, le chiffre d’affaires réalisé dans les points de vente physique dépasse les ventes en ligne", vise le dirigeant.

L’entreprise espère atteindre les 300 points de vente — Photo : Un Bon Maillot

Se développer à l’international

L’accélération des ventes à l’international devrait constituer un second axe d’accélération des ventes en retail d’Un Bon Maillot. L’entreprise, qui réalise aujourd’hui une majorité de ses ventes en France, se développera en Europe en priorité, notamment sur les marchés qu’adresse déjà Wonderbox. Mais envisage déjà de s’étendre aux États-Unis et au Canada notamment. "Nous aimerions nous développer sur la vente de coffrets pour de nouveaux sports, comme le baseball, le football américain ou le hockey", énumère le cofondateur. Près de 90 % de l’activité du Vosgien est occupée par la vente de coffrets contenant des maillots de foot.

Une partie de l’équipe à Paris

Actuellement basé dans les Vosges, Un Bon Maillot y conservera des locaux. Une partie de ses équipes rejoindra toutefois les bureaux de Wonderbox, à Paris. Pour soutenir son développement, l’entreprise prévoit 4 à 5 recrutements dans les prochains mois.

Tony Parker n’est pas entré au capital

Suite au passage de l’entreprise dans l’émission "Qui veut être mon associé", les investisseurs Tony Parker et Kelly Massol avaient annoncé leur intention d’entrer au capital de l’entreprise, en 2024. Un investissement de 400 000 €, en échange de 30 % des parts de l’entreprise. "Au final, ils ne sont pas entrés au capital. Pour autant, cela ne nous a pas ralentis dans notre activité", commente Louis Le Nevé.

Vosges # Commerce # Textile et mode # Fusion-acquisition # PME # ETI