Le Port autonome de Strasbourg clôt l’exercice 2025 sur plusieurs notes positives. Malgré un trafic fluvial de marchandises (hors transport de conteneurs) en recule de 7 % pour atteindre 5,8 millions de tonnes sur l’année, pénalisé par la baisse du trafic des matériaux de construction, d’autres indicateurs sont dans le vert. Comme le trafic de conteneurs, qui affiche une légère hausse de 1 %, avec plus de 323 000 EVP (équivalents vingt pieds), unité de mesure standard des conteneurs. Le trafic ferroviaire progresse également, de 3 %, pour atteindre un total de 1,04 million de tonnes.
Croisière et tourisme fluvial en forte hausse
Le tourisme fluvial a aussi le vent en poupe. La compagnie La croisière rhénane, filiale du Port de Strasbourg, enregistre une progression de 16 %, avec près de 274 000 passagers et 1 800 escales recensés. Cette dynamique s’appuie sur la modernisation de la gare fluviale rue de la Minoterie, désormais équipée de bornes électriques permettant le raccordement simultané de huit bateaux.
Également filiale du Port, Batorama confirme cette tendance avec plus de 726 000 passagers transportés (+ 6 %). Une dynamique notamment portée par la mise en service du "Strasbourg", premier bateau-promenade 100 % électrique.
19 millions d’euros d’investissements en 2025
L’année 2025 est surtout marquée par un programme d’investissements historiquement élevé, à hauteur de 19 millions d’euros. Sur ce total, environ 12 millions d’euros sont consacrés aux opérations de développement, plus de 6 millions d’euros aux opérations de maintien et un demi-million d’euros aux opérations de modernisation.
Parmi les principaux projets figurent l’électrification de la gare fluviale, l’aménagement de la plateforme industrialo-portuaire de Lauterbourg ainsi que les études du hub multimodal Sud et la modernisation du réseau ferré portuaire.
En parallèle, le port poursuit sa trajectoire de décarbonation à travers le projet "CLES 2050", inscrit dans le programme national "Zones industrielles bas carbone" (ZIBAC) du plan France 2030, avec un objectif de réduction de 81 % des émissions industrielles d’ici 2050.