Alpes-Maritimes
Dans les Alpes-Maritimes, l’immobilier tertiaire a su se montrer résilient en 2025
Alpes-Maritimes # Immobilier # Investissement immobilier

Dans les Alpes-Maritimes, l’immobilier tertiaire a su se montrer résilient en 2025

S'abonner

Le marché des bureaux dans les Alpes-Maritimes enregistre en 2025 une nouvelle année consécutive de baisse des transactions, affectant le neuf comme l’ancien. Il reste néanmoins résilient sur les deux principaux bassins que sont Nice et Sophia Antipolis.

Avec 35 000 m2 placés en 2025, Sophia Antipolis affiche une légère hausse de ses transactions dans l’immobilier tertiaire, à + 6 % — Photo : Olivia Oreggia

Avec 57 000 m² placés en 2025 contre 65 700 m² l'année précédente (-13 %), l'immobilier tertiaire est à nouveau à la baisse dans les Alpes-Maritimes. Une troisième année consécutive en recul.

Recul à Nice

Sophia Antipolis a mieux résisté avec une hausse très sensible de + 6 % avec 35 000 m² placés. Ce recul est en revanche très marqué à Nice, s’affichant à -33 % avec 57 200 m2 placés. "Entre la situation géopolitique et les élections municipales, la période est complètement incertaine et les entreprises sont vraiment en situation d’attentisme, très clairement", analyse Jeanne-Marie Fauvet, directrice associée chez BNP Paris Real Estate à Nice.

Jeanne-Marie Fauvet est directrice associée chez BNP Paris Real Estate à Nice — Photo : BNP Paris Real Estate Transaction

De la 11e à la 9e place

Néanmoins, le territoire maralpin n’a pas de quoi s’alarmer. Dans le classement des 17 villes où BNP Paris Real Estate est présent, il se place sur la 9e marche, gagnant deux places. "Cela veut dire qu’on reste résilients, reprend Jeanne-Marie Fauvet. Il faut comprendre à plus grande échelle comment se comporte le marché. Et par rapport à d’autres, on s’en sort plutôt bien."

Il reste difficile pour l’heure d’évoquer des perspectives. "On est un peu dans le brouillard. Il va falloir voir quelles seront les répercussions de ce qui se passe en Iran sur la conjoncture économique. Et, plus près de nous, les répercussions des élections municipales, ne serait-ce que sur la délivrance des permis de construire."

Des livraisons attendues pour 2027

Néanmoins, de futures livraisons, prévues dès début 2027, vont aider à relancer la dynamique azuréenne. Avec plus de 44 000 salariés et 2 600 entreprises, et près de 1 500 emplois à pourvoir en permanence, Sophia Antipolis a des besoins toujours renouvelés en matière d’immobilier tertiaire.

2025 a vu la signature d’In Situ pour plus de 7 000 m2 de bureaux au sein du futur Ecotone, bâtiment de plus de 21 500 m2 porté par la Compagnie de Phalsbourg à l’entrée de la technopole.

Sont également attendus La Canopée courant 2026, le Campus des Amandiers sur 2027 ou encore le vaste Oxygen du groupe Courtin qui s’étendra sur 12 500 m2 de bureaux, espaces de coworking et laboratoires, dont la livraison est espérée mi 2028.

Près de 13 000 m2 des 20 500 m² du programme Oxygen, porté par le groupe Courtin à Sophia Antipolis, seront consacrés aux bureaux, espaces de coworking et life science — Photo : Olivia Oreggia

À noter par ailleurs, une spécificité sophipolitaine : le flex office y est en forte progression (+ 25 %) avec 88 % de taux d’occupation et des acteurs qui ne cessent de s’étendre (FlexO — groupe Courtin, Sundesk…)

L’ouest niçois en ébullition

À Nice, un immeuble, actuellement en construction, sortira de terre à l’Arenas, face à l’aéroport, offrant 5 500 m2. Un peu plus loin, dans le périmètre de Nice Meridia, le Lab est très attendu. Dédié à l’innovation et la technologie sur sept niveaux, il compte quelque 6 800 m2 dont "40 % sont déjà pré-commercialisés. Il va nous rester un peu de bureaux, dont 1 500 m2 en laboratoire. Je pense que cela va donner une bonne visibilité au marché", ajoute Jeanne-Marie Fauvet.

CConfié aux Ateliers A +, le Lab est un bâtiment de 7 niveaux intégrant bureaux, activités, laboratoires et pôles R & D, au sein de la ZAC Nice Méridia — Photo : Ateliers A+

Plusieurs îlots du Grand Arenas et de Mérida devraient à terme alimenter le marché sur plus de 80 000 m2.

Un centre-ville très apprécié

Mais il n’y a pas que l’ouest de Nice. Répondant à des besoins très différents, le centre-ville niçois est par ailleurs très sollicité. "Aujourd’hui, les deux tiers des transactions y sont situés, précise Jeanne-Marie Fauvet. Pas en volume bien sûr, car nous sommes là souvent sur des surfaces inférieures à 250 m2, mais en nombre. Et je pense que cela va se pérenniser dans le temps. On se rend compte qu’il y a quand même un marché en centre-ville de Nice, de qualité avec des utilisateurs qui sont prêts à se positionner sur des loyers jusqu’à 270 euros du mètre carré tout de même."

Alpes-Maritimes # Immobilier # Investissement immobilier # Écosystème et Territoire # Attractivité # Conjoncture