Le groupe varois Pizzorno Environnement (2 500 salariés, CA 2025 : 274,5 millions d’euros), dont le carnet de commandes atteint des records à 1,12 milliard d’euros au 31 mars 2026, avec un taux de reconduction des contrats de 97,6 % en 2025, vient de présenter Triazur. Il s’agit de son nouveau centre de tri des déchets ménagers recyclables.
Un site situé au Muy, dans le Var, pour lequel le spécialiste de la propreté, de la collecte et du traitement des déchets a mobilisé 27,5 millions d’euros dont 2,3 millions d’euros apportés par Citeo. Soit l’un des investissements privés les plus importants en France ces deux dernières années dans le domaine des centres de tri, qui devrait asseoir encore la croissance de l’activité du groupe, tout en permettant de développer l’économie circulaire et de répondre aux besoins du territoire.
Un outil technologique de pointe
Le Var est en effet porté par une forte dynamique démographique et touristique, en plus d’être soumis, comme tout le pays, à l’extension des consignes de tri à l’ensemble des emballages ménagers, incluant désormais les films plastiques, pots ou barquettes.
Face à ces mutations, le groupe, dont la cession au géant Paprec vient d'être officialisée, a investi dans un outil technologique de pointe, flexible et modulaire. Un nouveau bâtiment de 3 500 m² destiné à abriter l’ensemble des équipements de tri, ainsi que quatre alvéoles de transit extérieures, ont été construits sur le terrain de 34 000 m² hébergeant déjà les 6 500 m² d'infrastructures historiques. Ces dernières sont désormais dédiées à l’accueil, à la pesée, aux espaces administratifs, à la réception des produits ainsi qu’au stockage des flux triés.
Mieux trier pour davantage recycler
Livré après 18 mois de travaux et bientôt mis à disposition des collectivités comme des industriels, Triazur (65 salariés) doit permettre d’optimiser l’identification et la séparation des déchets recyclables. Notamment grâce à un process industriel de dernière génération combinant tri mécanique et aéraulique, technologies optiques, intelligence artificielle et supervision numérique.
Le site intègre également des dispositifs de régulation intelligente des flux afin de fluidifier l’activité et d’adapter automatiquement les cadences aux volumes entrants. Résultat : moins de refus de tri, plus de tonnages orientés vers les filières de recyclage et donc valorisés.
56 000 tonnes triées par an
En capacité de trier 56 000 tonnes de déchets par an (jusqu’à 12 tonnes par heure), Triazur pourra réceptionner des volumes en constante augmentation, avec des pics pouvant atteindre 1 000 tonnes par semaine durant l’été. Et même recevoir temporairement des flux supplémentaires en cas de défaillance d’une autre installation. Enfin, il a vocation à accompagner la montée en puissance des filières à Responsabilité élargie du producteur, qui contribuent à réduire les déchets.