La Fondation Université Côte d’Azur a lancé "Le Cercle", de quoi s’agit-il ?
Le Cercle a vocation à rassembler chercheurs et professeurs de l’Université Côte d’Azur, qui travaillent sur différents domaines, les entreprises qui gravitent justement dans ces domaines et les collectivités impliquées sur ces sujets. C’est assez simple, mais ce n’est pas si naturel pour les universités en France de se rapprocher des entreprises. Or, il est clair que ces deux mondes sont faits pour se parler.
Au conseil d’administration de la Fondation, les entreprises sont d’ailleurs majoritaires (Arfitec, les groupes Transcan, Ippolito et Ragni, la Caisse d’Épargne Côte d’Azur, NDLR).
Le Cercle n’est pas un club de plus, pas un club mondain et ce n’est pas non plus un think-tank. On y connecte, on y transmet, on y structure, on passe à l’action sur des thématiques, portées par Université Côte d’Azur (UniCA), comme la gestion de l’eau, les arômes et parfums et cosmétiques, le spatial…
Quelles actions allez-vous mettre en place ?
10 pistes d’action ont été identifiées. La première peut paraître anodine : "Mieux se connaître pour mieux travailler ensemble". Parmi les intentions, on retrouve notamment : organiser des demi-journées d’échanges par filière qui permettent aux entreprises et laboratoires de présenter leurs travaux et leurs besoins ; instaurer un interlocuteur unique d’Université Côte d’Azur capable d’orienter les dirigeants vers les bons laboratoires ; associer à chaque module d’enseignement un volet concret en entreprise…
Parmi les autres points, il est aussi question de "mutualiser les moyens pour accélérer l’innovation" ou encore d'"encourager l’alternance et renforcer les passerelles formation-emploi".
L’ensemble des intentions d’actions, vraiment concrètes, vont être la feuille de route du Cercle pour les prochaines années afin d’arriver à de la création de valeur.
Lors de la première "Rencontre du Cercle" qui s’est tenue à Paris, vous avez annoncé trois initiatives concrètes, quelles sont-elles ?
Nous allons en effet créer le Club Alumni 100, pour réunir les 100 diplômés les plus "impactants" (sur un réseau de 300 000 diplômés issus de plus de 560 formations, 28 structures et 12 campus, NDLR) qui vont représenter Université Côte d’Azur. Ils seront aussi là pour transmettre, soutenir, et accompagner les étudiants actuels.
Avec les chercheurs d’UniCA, nous allons également rédiger des Notes d’Impact. La première porte sur le financement des infrastructures nécessaires aux grandes transitions : électrification, datacenters, deeptech… toutes les technologies qui permettent d’amener vers la croissance et le développement tout en décarbonant. Pour cela, il y a un besoin d’investissement.
Celle-ci est rédigée par Maxime Menuet, Professeur à Université Côte d’Azur, nommé au Prix du Meilleur Jeune Économiste 2026.
Enfin, Université Côte d’Azur et la Fondation lancent avec EY Ventury, un fonds d’investissement pour accompagner les start-up issues de la recherche d’UniCA. Il s’agit de s’assurer que ces start-up, ou projets de recherche, augmentent leur chance de finir en entreprises saines et pérennes, en tentant de les conserver sur le territoire.
Plus que de financement, il est donc aussi question d’accompagnement ?
Oui, sur trois niveaux : la détection et l’identification des pépites et projets de recherche qui peuvent se transformer en entreprises, l’accompagnement et le premier amorçage avec la création de la société, les statuts, l’accompagnement juridique, du mentorat des entrepreneurs, et évidemment, le fonds d’investissement qui interviendra sur le lancement du projet. L’objectif est qu’à janvier 2027, ce fonds soit monté et puisse prendre ses premières participations.