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L'entreprise Sindup se transforme en SCIC, société coopérative d'intérêt collectif
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L'entreprise Sindup se transforme en SCIC, société coopérative d'intérêt collectif

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Créée à Angers il y a 20 ans, l’entreprise Sindup a développé une plateforme de veille stratégique et d’intelligence économique pour des clients en France et à l’étranger. Son dirigeant-fondateur Mickaël Réault, a choisi de lui donner un nouvel élan en la transformant en SCIC, Société coopérative d’intérêt collectif, ouvrant ainsi le capital aux salariés mais aussi aux clients et partenaires.

Fondateur de Sindup en 2005, Mickaël Réault a fait le choix de transformer l’entreprise en SCIC, société coopérative d’intérêt économique — Photo : Sindup

À 20 ans, Sindup fait le choix d’une nouvelle orientation stratégique. Imaginée en 2005 à Angers par Mickaël Réault, l’entreprise de 20 collaborateurs (plus de 2 M€ de CA), a développé une plateforme de veille stratégique et d’intelligence économique, pour permettre à ses utilisateurs de s’informer sur la concurrence, les marchés, les tendances d’un secteur, les innovations ou encore les réglementations.

Enrichie en permanence et personnalisable, elle compte 125 000 utilisateurs dans 110 pays, entreprises, administrations, clusters, associations ou universités et grandes écoles. L’entreprise accompagne aussi 700 projets chaque année et elle forme et sensibilise annuellement environ 2 000 étudiants avec quelque 70 écoles et universités partenaires, tout comme elle organise des rencontres qui rassemblent par an pas moins de 6 000 personnes. En cette fin 2025, elle s’engage dans sa transformation en SCIC, société coopérative d’intérêt économique. Un statut qu’elle aura officiellement en janvier 2026 et qui lui permettra de fédérer autour d’un même projet des salariés, des clients bénéficiaires et des contributeurs.

Une démarche "mûrement réfléchie"

Pour Mickaël Réault, il ne s’agit pas de quitter le navire, bien au contraire. Pour Sindup, l’horizon est plutôt bien dégagé et il s’agit plutôt de renforcer les vents qui le portent et lui donner une autre vitesse de croisière. "C’est une démarche mûrement réfléchie, confie le dirigeant. Depuis plusieurs années, je me posais la question de la transmission. J’aurais pu ouvrir le capital aux salariés mais j’aurais eu le sentiment de ne faire que la moitié du chemin. En optant pour le statut coopératif, il s’agit d’embarquer tout le monde dans l’aventure."

En 2024, Mickaël Réault a tout d’abord fait faire un audit de l’entreprise par l’URSCOP, l’union régionale des Scop de l’Ouest qui l’a accompagné tout au long du projet, pour mieux définir ce que sera demain l’organisation de Sindup. "Le 2 juillet, nous avons fait avec l’Urscop une présentation à l’ensemble de l’équipe et les retours ont été très positifs." Puis, en septembre dernier, Mickaël Réault a choisi de présenter le projet à ce qu’il nomme le " premier cercle". "Ce sont environ 70 personnes, clients et partenaires de long terme avec qui nous avons des intérêts communs. Là aussi les retours ont été très bons." Est venue ensuite la troisième étape, où Sindup a annoncé son projet "au reste du monde", par voie de presse et sur les réseaux sociaux.

Cinq collèges

En ce mois de décembre, les différentes formalités juridiques en cours seront terminées et Sindup entamera l’année 2026 sous son nouveau statut de SCIC. Le capital sera désormais réparti en cinq collèges : un premier composé de salariés, un autre de clients et d’utilisateurs, un troisième de producteurs et fournisseurs d’informations, un quatrième de partenaires (prestataires dont les écoles, universités et centres de formation) et un dernier de contributeurs.

Spécialisé dans la veille stratégique, Sindup emploie une vingtaine de collaborateurs — Photo : Sindup

"Le capital sera inaliénable sans possibilité de prise de contrôle externe, explique Mickaël Réault. Idéalement, il faudrait que le collège des salariés en dispose d’au moins un quart. " Le conseil d’administration fonctionnera sur le principe d’une personne, une voix. Mickaël Réault, qui sera président de la SCIC pour un premier mandat renouvelable de 4 à 5 ans, siégera dans le premier collège, et le Codir, dont il ne fera pas partie, sera composé de cinq personnes : quatre actuels managers et un directeur général, dont le poste reste à créer et qui sera recruté en externe.

Plusieurs leviers de croissance

Pour Mickaël Réault, ce passage en société coopérative va être pour l’entreprise Sindup le départ d’une nouvelle aventure, et il envisage pour l’entreprise de belles perspectives. "Nous avons deux types d’objectifs, explique-t-il. Si nous continuons le travail que nous menons actuellement, nous poursuivrons sur notre croissance actuelle, entre 10 et 20 % chaque année. En revanche, nous avons de beaux projets, qui sont autant de leviers, et si les graines portent toutes leurs fruits nous pourrions multiplier le chiffre d’affaires par 3 d’ici 5 ans, avec une dizaine de recrutements dans la version la plus ambitieuse."

Parmi ces projets, l’enrichissement de la plateforme Sindup avec un agent IA (système logiciel qui utilise l’intelligence artificielle pour atteindre des objectifs) propre à l’entreprise, le déploiement de Service SiteID, solution qui facilite l’accès aux contenus d’information payants, et le développement des programmes territoires apprenants, dans lesquels Sindup est impliquée ou encore celui du réseau d’animation autour de la Fresque de la connaissance, lancé en 2024. Mickaël Réault, quant à lui, pense voir son rôle évoluer à l’avenir : " Je serai probablement plus dans la coordination des projets et dans l’animation, en déléguant davantage le côté opérationnel de la gestion d’entreprise ", envisage-t-il.

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