La Fédération Nationale de l’Immobilier (Fnaim) ne veut pas entendre parler d’une hausse des droits de mutation à titre onéreux, communément appelés "frais de notaires". Ce jeudi 23 janvier, le Sénat a pourtant adopté un article lors de l’examen du Budget 2025, laissant la possibilité aux Départements de relever de 0,5 point le plafond des droits de mutation et ce, durant trois ans. Pour la Fnaim, "cette hausse est tout sauf anodine". Pour un particulier, "elle représente 1 500 € supplémentaires pour un achat de 300 000 €". Elle contribuerait à freiner un peu plus un marché de l’immobilier qui "a atteint son point bas" en 2024. L’an passé, seuls 775 000 logements ont fait l’objet d’une transaction en France, une baisse de 4 % sur un an et de 36 % par rapport au pic de ventes de 2021. Espérant un redémarrage progressif des transactions dans les mois à venir avec la baisse des taux d’intérêt, la Fnaim craint que cette hausse des droits de mutations, si elle venait à intégrer la loi de finances, pourrait "tuer dans l’œuf la timide amorce de reprise du marché immobilier".
En ce moment