Environ 92 000 logements neufs ont été vendus en 2025, une "année catastrophique" pour la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), qui présentait son bilan le 12 février. Ce chiffre marque une dégradation de 10,8 % par rapport à 2024, année où 103 000 logements avaient été vendus.
Un "point bas" atteint
Pour la FPI, le logement collectif neuf a été "soumis à trois vents contraires" en 2025. "Un contexte international anxiogène, une incertitude politique persistante et, surtout, la disparition du dispositif Pinel", permettant de bénéficier d’une réduction d’impôt en cas d’achat visant un investissement locatif.
"Pas de réel signe de redressement "
Ces résultats sont un "point bas" et sont surtout "très éloignés des besoins structurels du pays et sans réel signe de redressement à ce stade". La Fédération liste les freins rencontrés par les promoteurs : des coûts de production élevés, une inflation réglementaire, des conditions de financement et une confiance des ménages dégradées et donc un ralentissement de la demande. Les prix de vente sont aussi plus élevés en 2025 par rapport à 2024 et ont augmenté de 1,5 % en Île-de-France et de 3,5 % dans les autres régions.
Les prix en hausse dans une majorité de territoire
Dans le détail, les prix sont majoritairement en hausse, notamment à Lyon (+ 6,8 %), à Reims (+ 10 %), au Havre (+ 8,4 %). Les prix baissent cependant dans quelques intercommunalités comme à Toulouse, Angers ou Grenoble.
Des ventes en forte baisse
Hormis en Bretagne, les ventes au détail totales sont en baisse dans toutes les régions ou aires urbaines (la FPI ne reprenant systématiquement pas les limites géographiques des régions administratives, NDLR).
En Auvergne-Rhône-Alpes, dans l’aire urbaine de Lyon, les ventes totales sont en baisse de 6 % par rapport à 2024, en Alpes Savoie elles diminuent de 15 % et de 46 % en Auvergne, qui correspond au territoire de l’Allier, du Cantal, de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme. La baisse est plus douce en Côte d’Azur (-4 %) ou en Pays de la Loire et Aquitaine (-4 %). Seule la Bretagne, voit donc ses ventes augmenter, de 6 %.
Un redressement en 2026 ?
Pour la FPI, le marché est "prêt à redémarrer" en 2026. "Les autorisations (permis de construire, NDLR), repartent à la hausse (+ 19,8 %) et les mises en vente progressent également (+ 9,4 %)", précise la Fédération.
Passé ce bilan "catastrophique" pour l’année 2025, une embellie est espérée en 2026. Notamment avec l’adoption du statut de "bailleur privé" dans la loi de finances 2026, qui doit permettre la relance de l’investissement locatif grâce à des déductions d’impôt. Fin janvier, le gouvernement a par ailleurs présenté un plan visant à construire 2 millions de logements d’ici 2030, soit 400 000 par an. Un objectif ambitieux alors qu’environ 275 000 logements ont été mis en chantier en 2025, soit 21 % de moins que la moyenne des cinq dernières années.