L’immobilier ancien se relance et les prix repartent à la hausse
# Immobilier # Conjoncture

L’immobilier ancien se relance et les prix repartent à la hausse

Avec 940 000 logements vendus en 2025, le marché de l’immobilier ancien repart à la hausse (+ 11 %). Les prix aussi connaissent une embellie et sont en hausse de 0,8 % avec des pics allant jusqu’à plus de 7 % dans certaines villes comme Strasbourg, Reims ou encore Caen. Mais si le marché va un peu mieux, la Fnaim se montre prudente pour les mois à venir en raison des nombreuses échéances politiques attendues.

Caen fait partie des villes où la hausse des prix est la plus marquée — Photo : © Fabien Mahaut/Calvados Attractivite

Le marché de l’immobilier ancien reprend des couleurs. Après les mauvais chiffres de ces dernières années, et le point bas de 2024 où 845 000 logements avaient été vendus, le marché a progressé de 11 % en 2025, selon les données de la Fnaim. L’organisation syndicale des professionnels de l’immobilier comptabilise 940 000 transactions en 2025. Ces chiffres concordent avec le volume de 921 000 transactions à fin septembre 2025, avancé par Les Notaires de France.

Pour le président de la Fnaim, Loïc Cantin, "c’est un marché qui va mieux mais qui est encore fragile et suspendu à plusieurs facteurs". Selon lui, "cette crise a été la plus violente depuis l’après-guerre".

Une progression des prix presque partout

Alors que les prix étaient orientés à la baisse en 2023 (-3,5 %) et 2024 (-0,4 %), ces derniers progressent à nouveau en 2025 (+ 0,8 %). Cette tendance est "homogène selon les territoires" avance Loïc Cantin, "à l’exception de certaines villes". Dans les périphéries des dix plus grandes villes (hors Paris), les prix augmentent de 2,1 %, tout comme dans les villes moyennes. En revanche, ils reculent légèrement à Paris (-0,5 %) et dans les communes rurales (-0,1 %).

Mais certaines villes enregistrent des baisses de prix. C’est le cas de Saint-Étienne (-2,8 %), Grenoble (-2,4 %) ou Brest (-2,1 %). À l’opposé, d’autres villes connaissent de fortes hausses comme Strasbourg (+ 8,1 %), Mulhouse (+ 7,1 %), Caen (+ 7,4 %) ou Reims (+ 7,4 %).

Un marché "sous cloche" en 2026

L’instabilité politique et le vote retardé de la loi de finances pèsent sur le secteur, selon Loïc Cantin. Le président de la Fnaim énumère : "Le statut de bailleur privé est en panne, tout comme le marché de l’investissement locatif et la relance de la construction, la rénovation énergétique est au ralenti et Ma Prime rénov est suspendue tandis que l’encadrement des loyers est en progression".

L’année 2026 sera dépendante des échéances politiques et électorales, s’inquiète le syndicat. Plusieurs rendez-vous sont prévus : les municipales les 15 et 22 mars prochains, la présidentielle en 2027, puis les législatives. Autant de séquences politiques qui vont différer les décisions structurantes selon Loïc Cantin. Dans ce contexte, la Fnaim craint que le marché soit placé "sous cloche".

France Paris # Immobilier # Conjoncture