Côtes-d'Armor
Immobilier : la reprise se dessine dans les Côtes-d’Armor grâce à la stabilisation des prix
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Immobilier : la reprise se dessine dans les Côtes-d’Armor grâce à la stabilisation des prix

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La fin de la flambée des prix post-Covid a permis de stopper la chute des transactions immobilières dans les Côtes-d’Armor. La baisse est de 2,8 % entre fin octobre 2024 et fin octobre 2025 mais l’évolution pourrait même être positive grâce à une hausse des ventes en fin d’année. L’immobilisme prévaut entre des vendeurs qui ne veulent pas baisser leur prix et des acheteurs qui attendent.

De g. à d. : Nathalie Roulet, présidente déléguée Côtes-d’Armor de la Chambre des notaires de l’Ouest et notaire à Broons, Nicolas Robert, notaire à Yffiniac, Carine Raoult, notaire à Quintin, et Nicolas Bosquet, porte-parole de la Chambre des notaires de l’ouest et notaire à Binic - Étables-sur-Mer, ont observé la fin de la chute des transactions immobilières dans les Côtes-d’Armor — Photo : Matthieu Leman

Entre les 31 octobre 2024 et 2025, 10 461 transactions immobilières ont été comptabilisées dans les Côtes-d’Armor, un chiffre en baisse de 2,8 % sur un an. Un résultat négatif à relativiser toutefois puisque la baisse s’élevait à 17,7 % en 2024 et elle était continue depuis 2022. Surtout, "nous finirons vraisemblablement l’année civile en positif avec l’accélération des ventes observée en novembre et en décembre", confie Nicolas Bosquet, porte-parole de la Chambre des notaires de l’ouest, qui exerce à Binic - Étables-sur-Mer.

Les maisons anciennes représentent 70 % des transactions

Dans le détail, les maisons anciennes représentent 70 % des transactions, devant les appartements anciens (16,3 %), les terrains (11,9 %) et les constructions neuves (1,9 %).

À noter que ces 10 461 transactions représentent 12,7 % des ventes enregistrées dans les cinq départements de la Bretagne historique.

Si le marché se stabilise, il n’est cependant pas encore reparti à la hausse et demeure dans l’atonie. "Les vendeurs ne baissent pas et les acheteurs attendent", résume le porte-parole. Mais pourquoi la baisse des transactions a-t-elle au moins été enrayée ? "Nous étions tombés jusqu’à un marché de nécessité, figé à cause de l’immobilisme politique. Celui-ci continue mais on finit par s’habituer", ajoute Nicolas Bosquet.

Des prix en hausse de 45,4 % sur un an pour les appartements anciens

Mais la raison se trouve d’abord du côté de la fin de la flambée des prix, qui avait entraîné une hausse de 45,4 % en 5 ans des prix des appartements anciens dans le département mais aussi 41,3 % pour les terrains à bâtir, 36,7 % pour les appartements neufs et 28,6 % pour les maisons anciennes.

Le coût d’acquisition de ces dernières s’est ainsi stabilisé sur un an, avec un prix médian de 180 000 euros. Celui des appartements anciens n’a progressé "que" de 2,5 % (prix médian de 118 000 euros pour 2 330 euros le m²) tandis que le prix des terrains à bâtir gagnait 3,9 % (46 900 euros pour 89 euros le m²). Celui des appartements neufs a même diminué de 6,9 %, à 215 800 euros, mais leur volume est peu significatif.

85 % de résidences principales à Saint-Brieuc

Pour entrer davantage dans le détail, le prix des appartements anciens à Saint-Brieuc a progressé de 1,3 % (prix médian de 1 740 euros le m²) et celui des maisons anciennes de 0,6 % (177 100 euros). La situation de l’immobilier briochin se caractérise par un taux élevé de 85 % de résidences principales, contre 10 % de logements vacants et 5 % de résidences secondaires. Le parc est vieillissant (62,5 % construits entre 1946 et 1990).

Dans le bassin briochin, les prix des appartements anciens ont progressé respectivement de 1,7 % (2 450 euros le m²) et celui des maisons anciennes de 4,8 % (212 900 euros). La ville la plus "chère" est Pordic (prix médian des maisons anciennes de 251 300 euros) et la moins chère est Yffiniac (185 000 euros).

Record en Bretagne historique pour l’Île-de-Bréhat

Des prix éloignés de ceux de la côte, qui culminent à 695 000 euros (record sur la Bretagne historique à égalité avec La Trinité-sur-Mer) sur l’Île-de-Bréhat. Deuxième, Lancieux affiche un prix médian de 450 000 euros, tandis qu’à l’autre bout du classement, celui de Binic — Étables-sur-Mer s’est établi à 270 000 euros.

Là aussi, la hausse des prix est terminée : — 2 % pour les maisons anciennes de la Côte de granit rose et du Goëlo (prix médian de 259 800 euros) ; — 0,6 % pour celles de la Côte d’Émeraude (305 500 euros).

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