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En Loire-Atlantique, le marché de l’immobilier redémarre porté par la baisse des prix
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En Loire-Atlantique, le marché de l’immobilier redémarre porté par la baisse des prix

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Le marché de l’immobilier d’habitation redémarre en Loire-Atlantique et, plus particulièrement dans la métropole nantaise, grâce à un fort réajustement des prix à la baisse. C’est le principal enseignement des chiffres livrés par la Chambre des notaires de l’Ouest.

Le pôle Loire-Atlantique de la Chambre des notaires de l’Ouest a publié ses chiffres de l’immobilier — Photo : Caroline Scribe

Dans un contexte économique compliqué, les transactions immobilières sont reparties à la hausse sur la Métropole nantaise et, dans une moindre mesure dans le reste de la Loire-Atlantique. Grâce à des taux d’intérêt stabilisés autour de 3, 5 % et des vendeurs qui acceptent des baisses de prix significatives, les volumes des ventes ont progressé de 8 % sur l’ensemble du département et même de 20 % sur Nantes, entre octobre 2024 et octobre 2025.

"Le marché est revenu au niveau de 2020, effaçant les plus values des cinq dernières années"

C’est ce qui ressort de l’enquête annuelle publiée par la Chambre des notaires de l’Ouest. Et les chiffres du dernier trimestre 2025 confirment cette dynamique. "À Nantes, les prix avaient davantage monté qu’ailleurs. Le réajustement est donc plus fort qu’ailleurs. Le marché est revenu au niveau de 2020, effaçant les plus values des cinq dernières années. Il faut y voir une bonne nouvelle. Le marché sur la métropole nantaise reprend et le reste du département va suivre", analyse Philippe Gautier, président délégué de la Chambre des notaires de l’Ouest, pôle Loire-Atlantique.

Fortes disparités

Ce tableau général masque de fortes disparités. Tout d’abord, entre le marché de l’ancien qui s’est montré résilient et celui du neuf qui peine à repartir faute d’investisseurs. "Les ventes de logements neufs sont exclusivement le fait des bailleurs sociaux. Les investisseurs privés se positionnent uniquement sur des petits prix", pointe Philippe Gautier.

3 310 euros

Les disparités sont ensuite géographiques. Sur l’ensemble du département, le prix médian du mètre carré s’établit 3 310 euros pour les appartements anciens, 4 370 euros pour les appartements neufs, tandis qu’il faut compter 265 000 euros pour acquérir une maison ancienne.

Mais ces prix varient fortement d’une commune à l’autre, les cités littorales trustant le haut du classement. À La Baule et Pornichet, les prix médians atteignent respectivement 6 610 euros et 6 220 euros le mètre carré pour les appartements anciens et continuent de progresser, contrairement à l’évolution générale.

"Les gens n’effectuent plus leur premier achat immobilier à Nantes et dans sa première couronne. Ils se reportent vers les communes rurales"

Les secteurs ruraux, quant à eux, connaissent des prix beaucoup plus sages et captent les primo-accédants. "Le parcours résidentiel a changé. Les gens n’effectuent plus leur premier achat immobilier à Nantes et dans sa première couronne. La hausse des prix a sorti les primo-accédants de ces marchés. Ils se reportent vers les communes rurales", pointe Jérôme Arrondel, notaire à Loioreauxence.

Nantes dépassée par Rennes

Avec un prix médian de 3 400 euros le mètre carré pour les appartements anciens, Nantes ressort désormais à a 7e place du classement des communes françaises de plus de 150 000 habitants (hors Île-de-France), décrochée par Rennes. Cette dernière se hisse à la 4e place en capitalisant sur l’effet LGV qui place la ville à 1 h 25 de Paris.

La poursuite du mouvement de reprise dépend, quant à elle, de l’évolution des taux d’intérêt qui, selon les notaires, pourraient repartir à la hausse en 2026 et 2027.

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