"La catastrophe de 2023 s’est poursuivie en 2024. Les crises de l’offre et de la demande se sont poursuivies dans l’agglomération lyonnaise, avec un volume de réservations quasi identique d’une année sur l’autre, autour
de 2 300 unités", s’alarme la Fédération des Promoteurs Immobiliers de la région lyonnaise dans un communiqué rendu public le 18 février.
Accès au logement en péril
Au-delà des conséquences immédiates pour le secteur de la promotion immobilière et pour l’ensemble de la filière de la construction, elle juge que l’accès au logement est en péril. "Le sujet des autorisations de construire reste préoccupant pour la Métropole de Lyon où l’on compte 21 communes sans une seule offre de logements neufs", poursuit-elle.
Pour 2025, la baisse constatée des taux d’intérêt devrait permettre de mettre un terme à la dégradation de la demande, avec l’espoir que cette année soit une transition pour préparer une indispensable relance de la production dès 2026.
Réduire les contraintes réglementaires locales
Dans ce but, la Chambre Lyonnaise de la FPI réclame "un desserrement des contraintes extra-réglementaires locales afin de favoriser la densité dans les secteurs bien desservis de la Métropole de Lyon, et une pause normative concernant les chartes ou référentiels locaux, facteurs d’aggravation des coûts de construction".
Enfin, les promoteurs lyonnais réclament au niveau national la mise en place d’un statut du bailleur privé pour prendre le relais du dispositif Pinel, arrêté au 31 décembre 2024, et un partage de la TVA immobilière entre l’État et les Communes pour aider les maires bâtisseurs à financer leurs équipements.
Éclaircies en vue ?
La fédération souligne toutefois "des points positifs issus du budget de l’État 2025 pour la promotion immobilière", à savoir, l’adoption du principe de la suppression temporaire et partielle des droits de succession pour l’acquisition d’un logement neuf, l’extension du prêt à taux zéro (PTZ) à l’ensemble du territoire et l’accès, via une SCI, aux logements locatifs intermédiaires (LLI en TVA 10 %) pour les investisseurs particuliers.