Il permet d’accéder au plus haut sommet du Massif central, le Puy de Sancy, à 1 885 mètres d’altitude. Le téléphérique de la station du Mont-Dore va investir 8 millions d’euros dans la rénovation de ses gares de départ et d’arrivée, une modernisation et un agrandissement du restaurant d’altitude et des travaux de maintenance et de remplacement de pièces.
"Un tiers de notre chiffre d’affaires"
Construit à partir des années 1950 et inauguré en 1962, cet équipement assure une activité lors des quatre saisons, essentielle pour le territoire, alors que le niveau d’enneigement est de plus en plus aléatoire. L’an dernier, il a transporté près de 120 000 voyageurs.
Pour Christophe Boivin, directeur de la Société d’exploitation des remontées mécaniques du Mont-Dore (SAEM), détenue en grande partie par la commune du Mont-Dore (Puy-de-Dôme) : "le téléphérique est la dorsale de la SAEM. Il représente un tiers du chiffre d’affaires à lui tout seul. C’est une activité qui fonctionne peu importe la météo."
Détenteur d’une délégation de service public, la société réalise 6 millions d’euros chiffre d’affaires par an et compte 25 salariés permanents et jusqu’à 80 saisonniers en hiver. Ce nouveau projet doit permettre d’améliorer l’accueil des visiteurs, mais aussi de leur offrir des expériences nouvelles, notamment avec des vues panoramiques sur la vallée depuis le restaurant ou avec un "pas dans le vide". Cet écrin de verre permettra aux amateurs de sensations fortes d’observer le Val d’Enfer, vallée sauvage du Sancy.
Endettement réduit
La conception du projet a été confiée au Studio Losa, un cabinet d’architectes à Clermont-Ferrand. Après une phase d’étude de faisabilité de 2 ans, les deux permis de construire vont être déposés dans les toutes prochaines semaines avec l’objectif de commencer les travaux en 2027. "Cet été, nous aurons fini de rembourser nos crédits pour les différentes remontées mécaniques de la station. Cela nous permet donc d’engager de nouveaux investissements. Le choix du téléphérique nous est apparu évident", indique Christophe Boivin, qui précise qu’une demande de subvention auprès de la Région est également lancée.
Livraison attendue pour l’été 2028
Le chantier, qui devrait être livré à l’été 2028, devra s’adapter aux différentes contraintes, notamment météorologiques, car le site est régulièrement balayé par des vents forts et de la pluie. Autre défi : limiter l’impact des travaux sur l’exploitation et donc les fermetures de ce téléphérique, véritable locomotive économique de toute une vallée.