Avec 102 millions de visiteurs internationaux en France en 2025, le bilan de la saison touristique est positif, annonce Bercy le 19 février. Par rapport à 2024, deux millions de touristes supplémentaires se sont déplacés en France pour leurs vacances. Ils ont dépensé 77,5 milliards d’euros, soit 9 % de plus en un an.
De plus en plus de touristes européens
"Ce sont des chiffres historiques, la France n’a jamais accueilli autant de touristes ni recueilli de dépenses aussi importantes", commente Adam Oubuih, directeur général d’Atout France. Le nombre de touristes est même en hausse de 13 % par rapport à 2019. "Dans l’après Covid, la France se distingue largement comme destination dynamique", ajoute-t-il.
La France reste la première destination mondiale devant l’Espagne et les États-Unis et parvient à attirer toujours plus de touristes européens. C’est notamment le cas des vacanciers allemands (+ 9 % par rapport à 2024), britanniques ou en provenance du Benelux. Les touristes venant des États-Unis sont aussi plus nombreux (+ 10 %).
Les régions du sud de la France populaires
La répartition géographique des nuitées enregistrées en 2025 place les quatre régions du sud de la France (Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Région Sud, Auvergne-Rhône-Alpes) comme premières destinations. Elles concentrent en effet 51 % des nuitées. Mais l’Île-de-France reste cependant la région la plus attractive avec à elle seule, 17,2 % de nuitées.
Par rapport à 2024, les performances en nombre de nuitées se sont améliorées pour les régions du nord de la France. Dans les régions Normandie, Hauts-de-France et Île-de-France, la hausse est supérieure à 6 %. Les régions Grand Est, Bretagne et Centre-Val-de-Loire sont quant à elles en hausse de plus de 5 %.
100 milliards d'euros de recettes visées pour 2030
Pour Serge Papin, ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme, ces résultats font suite à "une stratégie offensive dans un secteur concurrentiel". Le ministre fixe un cap à 100 milliards d’euros de recettes à horizon 2 030. Pour y parvenir, il faudra "diversifier nos filières, développer le tourisme de savoir faire, le tourisme mémoriel, l’œnotourisme, l’agritourisme", précise le ministre.
350 000 recrutements attendus
Parmi les autres enjeux, Serge Papin cite la projection en matière d'emplois, avec 350 000 postes attendus dans les cinq prochaines années. Ou encore le tourisme durable qui peut être un "avantage compétitif majeur". Un enjeu qu’il avait détaillé lors d’une visite récente à Angers (Pays de la Loire).
Pour les vacanciers français, le ministre a présenté la création d’un portail unique d’aide au départ en vacances porté par l’Agence nationale pour les Chèques-Vacances (ANCV). Quatre Français sur 10 restent en effet éloignés des vacances, a rappelé Serge Papin malgré l’existence d’aides financières, qui sont cependant "trop dispersées". L’objectif de cette plateforme est donc de centraliser les aides disponibles et de "rendre le voyager en France accessible à tous les Français".