La crise immobilière n’a pas épargné les notaires de la chambre de la cour d’appel de Rennes, qui réunit les cinq départements de la Bretagne historique. "Les transactions immobilières ont subi une baisse de 30 % sur la période 2023 - 2024", confirme Alain Gautron, le nouveau président de la chambre qui comprend 650 offices et 1 400 notaires.
Baisse de 15 % en deux ans du chiffre d’affaires des offices
Comme elles représentaient les deux tiers de leur activité, les professionnels du Droit ont dû se diversifier. "Nous avons développé des activités traditionnelles auxquelles nous avons pu porter plus d’attention, reprend le président. Parmi elles, les conseils en Droit de la famille, les transmissions de société et de patrimoine, le conseil aux collectivités, la gestion de patrimoine…" Ces activités ont permis de limiter la casse, même si les offices ont perdu en moyenne 15 % de chiffre d’affaires au total lors de ces deux dernières années. Celui de 2024 s’est établi à 750 millions d’euros, pour 415 500 actes. Malgré ça, nombreux sont les offices qui ont dû se séparer d’une partie de leurs collaborateurs, désormais au nombre de 5 060.
Inflation du nombre d’offices en Bretagne
Si la baisse du nombre de transactions immobilières semble s’est arrêtée depuis la fin de l’année dernière, la hausse des taxes départementales sur les mutations (de 0,5 à 1,2 % suivant les départements) pourrait freiner le rétablissement du marché. Paradoxalement, le nombre d’offices notariaux continue d’augmenter, depuis une loi de 2015 introduisant progressivement la liberté d’installation des notaires. Conséquence, il y avait 618 offices sur le territoire de la chambre au début de l’année 2025, ils devraient être 680 à la fin de l’année.
Les apostilles désormais à la charge de la chambre des notaires
De son côté, la chambre qui dispose d’un budget de 6 millions d’euros et de 20 salariés, s’est vue confier une nouvelle activité : la délivrance des apostilles, qui permettent d’authentifier les actes notariés destinés à l’étranger. Les demandes peuvent être faites en ligne. À partir du 1er septembre, la chambre, située à Rennes, aura également la charge des légalisations, remplaçant le Ministères des affaires étrangères.