Le comité de suivi mis en place à l’occasion de la fermeture du site Michelin de Cholet s’est déjà réuni à 7 reprises. À chaque fois, il s’agit de faire le point sur le reclassement des 947 salariés licenciés, sur l’évolution de la convention de revitalisation qui doit permettre la création d’un nombre équivalent d’emplois sur le territoire, et sur le devenir du site choletais de 41 hectares, dont environ 25 de bâtiments.
Un engagement de 6,8 millions d’euros
À ce jour, 522 des 947 salariés du site Michelin de Cholet, soit 55 %, ont trouvé une solution professionnelle depuis l’annonce de la fermeture du site, selon le comité de suivi mis en place. Ce comité regroupe des représentants de l’État, des responsables de Michelin, des élus du territoire, des représentants des salariés, des chambres consulaires et des acteurs économiques.
La convention de revitalisation du territoire, dans laquelle Michelin s’engage à hauteur de plus de 6 800 000 euros, qui doit donc permettre la création d’emplois, inclut essentiellement les territoires de Cholet Agglomération, Mauges Communauté et la Communauté de communes Loire-Layon-Aubance. Ce fonds peut ainsi bénéficier à des entreprises locales qui peuvent recevoir une aide financière en soutien d’un projet de développement. Fin 2025, trois premiers projets ont ainsi été soutenus, portés par l’Atelier Insolite, à Sèvremoine, la Société Choletaise de Fabrication (SCF) à Beaupréau-en-Mauges et par une troisième entreprise qui a souhaité demeurer anonyme.
50 nouveaux emplois créés dans les 3 ans
En ce début d’année 2026, 5 autres entreprises vont être soutenues dans le cadre de la convention de revitalisation : La société Bréheret, à Montrevault-sur-Èvre, qui fabrique des produits techniques en bois, la société EFI Concept, à Saint-Christophe-du-Bois, spécialisée dans l’aménagement de bureaux et de magasins, les Transports Mériau et sa filiale de gestion des déchets Elan Valorisation, à Beaupréau-en-Mauges, de même qu’une cinquième entreprise qui n’a pas souhaité communiquer.
Prêts et subventions
"Nous envisageons désormais de créer 10 emplois dans les trois ans à venir, indique Julien Mériau, dirigeant du groupe du même nom, notamment au sein de notre filiale Transports Mériau, pour des postes de conducteurs routiers, ainsi que dans notre filiale de recyclage et de valorisation des déchets Élan Valorisation, pour des postes de conducteurs de lignes et de conducteurs d’engins." Le montant total des aides à ces cinq entreprises représente 403 000 euros, sous forme de prêts et de subventions, et doit concourir à la création de 50 postes dans les trois années à venir.
Des discussions en cours pour la reprise du site Michelin
Parallèlement, le comité de suivi a également évoqué l’avenir du site industriel choletais. Une recherche de potentiels repreneurs a été menée, qui ont conduit à 39 marques d’intérêts, donc 22 d’industriels et 17 d’aménageurs. Des discussions seraient "sérieusement avancées avec plusieurs acteurs industriels pour une reprise totale ou partielle du site," selon le comité de suivi.
Michelin devrait prendre une décision sur la possibilité d’accueillir ces projets industriels d’ici au deuxième semestre 2026. Si aucun d’entre eux n’aboutit dans l’année, le groupe pourrait lancer un appel à manifestation d’intérêt auprès d’aménageurs pour assurer la reconversion du site.