RSE : un moteur de transformations positives
Avis d'expert # Gestion

RSE : un moteur de transformations positives

Achats responsables, éthique, demande de transparence. La RSE s’impose aux entreprises à l’invitation de leurs clients, collaborateurs, organismes régulateurs, concurrents. Longtemps perçue comme une contrainte, elle apparaît désormais à de nombreux chefs d’entreprise, comme une évidence et une source d’opportunités.

Jean-François Nardot-Peyrille, Président de Réseau Entreprendre — Photo : DR

La notion de responsabilité sociétale des entreprises (RSE), apparue il y a une trentaine d’années, est longtemps restée l’apanage de dirigeants éclairés et investis pour leur écosystème (collaborateurs, fournisseurs, territoire…). Aujourd’hui, tout le monde est concerné.

Reporting durable pour les TPE PME

La Directive européenne relative à la publication d’informations en matière de durabilité par les entreprises (Corporate Sustainability Reporting Directive ou CSRD) s’est ainsi appliquée aux grandes entreprises et ETI avant de faire l’objet d’un ajustement par l’Europe pour ne pas nuire à leur compétitivité. Dans le même temps la Commission Européenne a adopté le 30 juillet 2025 une recommandation pour aider les microentreprises et les PME à mieux comprendre leur impact environnemental, social et de gouvernance et à communiquer avec la norme VSME (Voluntary Standard for non-listed micro-, small- and medium-sized undertakings), une norme européenne qui vise à standardiser le reporting durable.

Un levier stratégique

La plupart des nouveaux entrepreneurs sont nativement engagés dans la RSE. On n’entreprend plus aujourd’hui comme on entreprenait il y a vingt ans et de nombreux entrepreneurs créent leur entreprise pour répondre à un défi sociétal ou environnemental. Qui pour inclure des personnes que la vie a exclues, qui pour soutenir des personnes âgées, qui pour réduire l’empreinte environnementale des PME ou décarboner nos activités…

Intégrer dans leur modèle de développement les questions de consommation d’eau et d’énergie, de biodiversité, de décarbonation, d’accès aux ressources, de circularité ou de sobriété semble naturel à ces chefs d’entreprise.

L’enjeu des années 2030 sera de transformer ces préoccupations RSE en de véritables lignes budgétaires pour consolider ces actions tout en arbitrant entre préservation des marges, investissements pertinents et réduction de leur impact. L’enjeu étant de renforcer la compétitivité des entreprises tout en intégrant les enjeux de décarbonation et de régénération de la planète. La RSE représente pour cela un levier stratégique car la clarté rassure, la cohérence fidélise, la crédibilité attire. Dans un contexte économique international fragilisé et un environnement climatique instable, des entreprises structurées, impliquées et vertueuses tireront leur épingle du jeu.

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