"Une performance solide". C’est en ces termes que la direction de Michelin a décrit le premier trimestre 2026 du fabricant clermontois de pneumatiques, qui a pourtant enregistré une baisse de ses ventes de 5,4 % à 6,2 milliards d’euros. Un recul que le groupe impute à l’effet de change, qui "représente l’intégralité de la baisse, reflétant la forte appréciation de l’euro vis-à-vis du dollar US et de la plupart des devises", explique un communiqué. Première source de revenu du groupe, l’activité pneus a enregistré une baisse limitée de 1,4 % en volume, "confirmant l’inflexion favorable constatée au 4e trimestre 2025". La baisse des ventes en première monte est atténuée par les ventes en remplacement qui, elles sont portées par la progression de la marque Michelin (+ 3 % en volume). L’activité Polymer Composite Solutions du groupe affiche, elle, une croissance de 5,1 %, incluant l’intégration de Cooley, repris fin janvier. Malgré "un contexte d’incertitudes majeures", liées notamment à la guerre au Moyen-Orient, Michelin maintient ses perspectives. "Le groupe ajuste son pilotage et conserve sa guidance 2026", précise le communiqué.