Cholet
À Cholet, Michelin va aider à la création de 250 emplois supplémentaires dans l’industrie
Cholet # Industrie # Grandes Entreprises

À Cholet, Michelin va aider à la création de 250 emplois supplémentaires dans l’industrie

S'abonner

Dans le cadre de la convention de revitalisation du bassin d’emploi industriel, Michelin va financer 250 nouveaux emplois pérennes. Sur les 950 à recréer après la fermeture de son usine de Cholet en 2025.

Le site Michelin de Cholet a fermé en novembre 2025. Le bibendum finance la recréation des 950 emplois supprimés dans la région — Photo : JDE/ Cyril Raineau

Michelin va financer la création de 258 postes pérennes autour de Cholet. Après la fermeture définitive en novembre 2025 de son usine du Maine-et-Loire, le fabricant de pneumatiques s’était engagé à soutenir la revitalisation du bassin d’emploi local. Via la convention signée avec l’État, le groupe auvergnat financera au total, d’ici trois ans et à hauteur de 6,83 millions d’euros, la création de 947 emplois industriels ou dans les services de l’industrie ; soit l’équivalent des postes permanents de son usine choletaise à la date de fermeture. Ce sont 33 entreprises locales qui bénéficient déjà de cet accompagnement.

25 nouvelles entreprises aidées

Mercredi 27 mai 2026, Nicolas Dufaud, sous-préfet de Cholet, a présidé le 3e comité d’engagement en présence de Géraldine Gustin, directrice de Michelin Développement. Tous les dossiers présentés, soit 25 nouvelles demandes, ont reçu un avis favorable. Toutes seront donc aidées pour investir et créer ces 258 postes a total. Cela représente une enveloppe globale de 2,37 millions d’euros, sous forme de prêts et subventions. Chacune de ces 25 entreprises va ouvrir entre 3 et 40 postes.

Des secteurs très variés

Ces projets de développement concernent les domaines de la menuiserie, de l’agroalimentaire, de la gestion des déchets, de l’usinage, de la maroquinerie, du textile, du transport, de la fabrication d’emballages, des machines agricoles ou de la production de logiciels.

Parmi les entreprises accompagnées, sont par exemple citées la société Respect Gourmand, basée à Chemillé-en-Anjou, qui confectionne des plats cuisinés bio pour les magasins bio et les épiceries fines ; CNG Emballages, à Mazières-en-Mauges, qui transforme des matières plastiques en intercalaires, gaines de protection mécaniques et poches ostréicoles ; Alumaine, à Cholet, qui fabrique des menuiseries spécifiques en aluminium ; ou encore à Mauges-sur-Loire, les Ateliers Perrault, spécialisés depuis le XVIIIe siècle dans la restauration et la création de charpentes et menuiseries d’ouvrages patrimoniaux uniques en France, à l’image de leur travail pour la reconstruction de Notre-Dame-de-Paris.

D’autres entreprises ont déposé des demandes similaires. Leurs dossiers seront étudiés lors du prochain comité de revitalisation, en septembre.

Depuis cet engagement signé en Maine-et-Loire, mais aussi dans le Morbihan après la fermeture de son usine de Vannes, Michelin a évoqué d’autres suppressions de postes possibles. Le groupe a communiqué cette semaine sur le projet de supprimer 1 500 emplois supplémentaires en France d’ici trois ans.

Cholet # Industrie # Automobile # Menuiserie # Plasturgie # Agroalimentaire # Grandes Entreprises # Créations d'emplois # Services de l'Etat # Écosystème et Territoire