L’aménagement des locaux professionnels, au-delà des mises aux normes obligatoires (accès pour les personnes à mobilité réduite, normes de sécurité spécifiques pour les établissements recevant du public, etc.), est un véritable levier de performance. Un espace de travail fonctionnel, économe, ergonomique stimule la productivité, la créativité et la qualité de vie au travail des équipes. Pour les commerces, cet aménagement est aussi l’assurance d’une expérience client optimisée, avec potentiellement, à la clé, des effets de fidélisation et de recommandation.
Un investissement à part entière
L’aménagement des locaux doit donc être considéré comme un investissement à part entière, pour lequel l’entreprise doit faire appel à des architectes experts dans la conception et la réalisation de cet espace. Le financement des travaux peut bénéficier d’aides publiques comme celles de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) qui finance les diagnostics, audits, études de faisabilité et parfois les investissements associés à des projets de performance énergétique ou d’économie circulaire. Le Fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce (Fisac) peut également prendre en charge jusqu’à 20 % des travaux d’aménagement (30 % pour des travaux liés à l’accessibilité) d’un commerce situé en zone rurale ou dans un secteur géographique à l’économie fragile. Quant aux Chambres de commerce et d’industrie (CCI) elles peuvent accompagner un projet de mise aux normes d’accueil du public (ERP), tandis que certaines collectivités accordent des subventions pour la rénovation de devantures dans le cadre de projets d’embellissement d’un centre-ville. À noter qu’il existe aussi des aides sectorielles selon le type de commerces.
Un accompagnement bancaire sur mesure
Les dirigeants d’entreprise qui souhaitent faire financer la totalité de leurs travaux d’aménagement pourront avoir recours à des solutions bancaires avec des prêts à taux fixe ou variable, et, en complément, une solution de crédit-bail mobilier pour l’achat des équipements. Cette formule préserve la trésorerie de l’entreprise, car, contrairement à un crédit classique, elle n’exige pas d’apport initial et couvre la totalité du coût. Une fois le contrat signé, le crédit bailleur achète l’équipement et le loue à l’entreprise avec une option de rachat en fin de contrat.