En France, les franchises affichent une belle dynamique avec 93,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires réalisés en 2025 (en hausse de 4,9 %), 93 395 points de vente et plus d’un million d’emplois selon les chiffres de la fédération française de la franchise publiés en mars 2026.
Sur l’année 2025, on dénombre 2 605 ouvertures, mais le délai entre la signature du contrat de franchise et l’ouverture effective du point de vente reste un levier à améliorer. En effet, le franchisé se retrouve souvent livré à lui-même pour trouver ses fournisseurs, choisir ses équipements et monter son financement.
Conséquence : des ouvertures retardées, des franchisés pénalisés dès les premiers mois et des équipes internes démobilisées. Dans un modèle où l’homogénéité du concept constitue la force vive de l’enseigne, cette dispersion est un risque majeur.
Fluidifier le parcours d’ouverture
Ce qui est en jeu ici ne relève pas de la responsabilité du franchisé, mais de l’absence de parcours balisé. Chaque nouvel entrant doit reproduire la même séquence : identifier les bons équipements, négocier avec des fournisseurs, arbitrer entre achat et location, trouver un organisme de financement… À cet égard le financement locatif est un levier de différenciation fort : il offre une source de financement complémentaire au modèle bancaire, en permettant au franchisé d’alléger son effort de trésorerie à la création et de simplifier la gestion de ses équipements.
Centraliser, piloter, financer
En proposant un catalogue centralisé d’équipements référencés, un parcours digital de souscription et un financement locatif intégré dès la commande, les têtes de franchise transforment cette étape critique en expérience maîtrisée : s’équiper devient plus simple, plus fluide et permet de gagner en performance, pour chaque recrutement d’un nouveau franchisé.
Le franchiseur s’assure que son concept est uniforme et conforme sur l’ensemble des membres du groupement. De plus, il garde la visibilité sur le parc installé tout en réduisant les sollicitations internes. In fine, il bénéficie d’un levier de différenciation dans l’équipement et le recrutement de nouveaux candidats.
De son côté, le franchisé accède aux équipements sans investissement initial massif : il règle le loyer correspondant à son équipement, en préservant sa trésorerie.
Ce modèle, plus qu’une révolution, est l’application d’une logique déjà bien ancrée dans d’autres secteurs. Les réseaux qui le comprennent, ouvrent plus vite, deviennent plus attractifs et fidélisent davantage.