Hydrogène, propulsion vélique, GNL, carburants alternatifs… Pour atteindre les objectifs de réduction des émissions du transport maritime, les armateurs accélèrent l'adoption de nouvelles technologies. Si ces innovations ouvrent de nouvelles perspectives pour la filière, elles imposent également de repenser l'évaluation et la gestion des risques. Un enjeu sur lequel Howden France, courtier en assurance international, accompagne déjà les acteurs du secteur.
Le secteur maritime est engagé dans une profonde transformation. Pour répondre aux objectifs de décarbonation, les armateurs investissent dans des solutions innovantes pour réduire l'empreinte environnementale de leurs flottes.
Propulsion vélique, hydrogène, gaz naturel liquéfié (GNL) ou systèmes hybrides : ces technologies font évoluer le transport maritime.
Cette transition concerne directement les territoires maritimes et logistiques, notamment la Normandie. Entre activités portuaires, industrie, commerce international et transport de marchandises, les acteurs économiques régionaux sont au cœur de ces évolutions. L’essor de nouvelles énergies et le retour de la propulsion vélique dans le fret maritime illustrent la dynamique de décarbonation.
Mais derrière les promesses environnementales émergent aussi de nouveaux défis. Chaque mode de propulsion présente des risques spécifiques. Les systèmes véliques introduisent de nouvelles contraintes d'exploitation, notamment des avaries sur les ailes/voiles sur lesquelles tous les chantiers ne peuvent intervenir, des risques de collision avec certains ouvrages portuaires et des enjeux de cybersécurité liés aux équipements connectés. L'hydrogène soulève des questions de stockage sous haute pression et de sécurité, tandis que le GNL implique des risques particuliers en matière d'incendie ou d'explosion. Les armateurs comme leurs assureurs doivent ainsi intégrer des paramètres inédits dans l'évaluation et la gestion des risques.
« Chaque innovation modifie le profil de risque du navire. L'enjeu est de comprendre ces nouvelles technologies afin de proposer aux armateurs des solutions d'assurance adaptées », souligne Claire Lasserre, Directrice Marine & Transport chez Howden France, courtier en assurance international.
Pour le marché de l'assurance, la difficulté réside notamment dans l'absence de recul. Les nouvelles générations de navires ne disposent pas encore d'un historique suffisant pour être modélisées comme les flottes conventionnelles. Dans ce contexte, l'expertise technique et l'analyse de chaque projet deviennent essentielles. Chez Howden France, cette approche repose sur une connaissance fine des activités maritimes et des technologies émergentes.
Cette évolution implique également d'anticiper le coût potentiel des sinistres. La réparation de ces technologies requiert souvent des compétences et infrastructures spécialisées pouvant allonger délais et coûts. Pour autant, elle ne remet pas en cause l’assurabilité des navires. Les solutions d'assurance existent déjà et continuent d'évoluer. L'objectif est de permettre l'innovation tout en garantissant un niveau de protection adapté aux nouveaux risques.
Au-delà du maritime, les enjeux liés à la transition énergétique se retrouvent dans l'industrie, l'énergie, la construction ou encore la logistique. Anticiper les risques devient indispensable pour sécuriser les investissements. Howden France mobilise son expertise sectorielle pour accompagner cette évolution.