Une entreprise qui se développe à l’international doit faire face à de nombreux facteurs de risques : éloignement géographique, modes de paiement spécifiques et règlements en monnaies étrangères, exposition à un possible risque pays, complexité douanière et réglementaire…
Avant de se lancer, si elle souhaite exporter l’entreprise doit se renseigner sur l’état des lieux du pays concerné afin d’évaluer au mieux la nature et l’importance du risque encouru, et connaître sa propre capacité en matière de prise de risque.
Un accompagnement bancaire indispensable
Plusieurs solutions s’offrent aux entreprises pour sécuriser leurs transactions à l’international : le crédit documentaire qui permet entre autres de se prémunir contre le risque de non-paiement lié à l’exécution conforme du contrat commercial ; la lettre de crédit stand-by qui est un contrat financier, indépendant du contrat commercial ; enfin, la remise documentaire par laquelle l’exportateur missionne un établissement financier pour encaisser les sommes dues par son client, contre la remise des documents témoignant de la bonne exécution du contrat commercial.
Dans un contexte géopolitique incertain, il est également important de se prémunir contre l’éventuelle défaillance de la banque de l’acheteur. Il convient de s’appuyer sur un partenaire bancaire qui dispose d’une capacité de signature étendue à l’international pour confirmer les crédits documentaires, lettres de crédit stand-by.
Transactions digitales
Des outils digitaux facilitent la gestion au quotidien des transactions par les entreprises : virements et prélèvements SEPA au sein de l’Union européenne, gestion d’opérations de change avec une consultation des prix en temps réel sur le marché des changes, passage et exécution d’ordres instantanés, cession de créances professionnelles pour des factures émises par des clients à l’étranger, émission de cautions en douane pour garantir les paiements des droits et taxes douaniers en préservant sa trésorerie…
Financement spécifique
Le financement des investissements et des opérations à l’international peut se faire grâce au crédit bancaire (acquisition d’entreprise, ouverture de filiales, …), ou sous forme de crédit de trésorerie avec par exemple une avance en devises. Celle-ci permet d’apporter une solution de fonds de roulement dédiée aux opérations hors France, à l’import comme à l’export.