L’année 2025 a été un bon cru pour la Caisse d’Épargne Normandie, affichant des indicateurs tous en hausse. La banque a réalisé un produit net bancaire (PNB) de 379 millions d'euros, en croissance de 14% sur un an, et dégagé un résultat net de 96,6 millions d'euros, en hausse de près de 40%. Cette bonne tenue permet à la Caisse d’Épargne Normandie (1 623 salariés) de renforcer sa participation à la dynamique territoriale.
Le financement des entreprises normandes en hausse de 10 %
Confirmant son modèle de banque à impact positif, les versements de crédits sur les marchés de la Banque du Développement Régional (BDR) réalisent une belle performance. Cet axe stratégique que la Caisse d’Épargne Normandie développe depuis huit ans concerne le financement des entreprises, l’immobilier, logement social, les institutions et les collectivités locales. Ces versements atteignent un volume de 768,6 millions d’euros en 2025, en hausse de 10,8 %. Au sein duquel, les entreprises ont absorbé 507,7 millions d’euros, hissant de 10 % son volume de versements sur ce marché par rapport à l’exercice précédent. "Ce sont les fruits d’un travail de longue haleine mené par la Caisse d’Épargne Normandie pour devenir un acteur incontournable du financement de l’économie régionale et des entreprises", se félicite Bruno Goré, président du directoire de la Caisse d’Épargne Normandie.
Priorité à la Normandie pour les investissements
Parmi les cinq objectifs inscrits à sa raison d’être figurant dans ses statuts, la banque énonce la volonté d’investir en priorité dans le territoire la valeur disponible créée par ses performances. En ce sens, elle a investi au total 11,6 millions d’euros, dont 73 % en Normandie, soit un total d’actifs sous gestion de 115 millions d’euros. Ce qu’illustre, par exemple, son accompagnement de Panattoni — la filiale parisienne du groupe américain Panattoni Development Company, l’un des principaux développeurs mondiaux d’immobilier logistique et industriel- dans son acquisition d’un site stratégique sur l’Axe Seine, à Gaillon et Val d’Hazey, pour y construire une plateforme logistique de 37 000 m². "Cet accompagnement inscrit dans nos objectifs est très encadré, rappelle Bruno Goré. Il y a des indicateurs à respecter : 75 % des investissements en capital-risque doivent être fléchés vers la Normandie, le reste sur les départements limitrophes : Bretagne, région parisienne ou Hauts-de-France".
Conforter son rôle de banque d’entreprises
Si la Caisse d’Épargne Normandie concède au Crédit Agricole la première marche du podium des banques d’entreprises, elle devient un challenger sérieux avec une ETI cliente sur trois et 25 % de parts de marché sur les TPE/PME. "Avec l’ambition d’obtenir le financement une ETI sur deux, car c’est tout de même le sujet majeur, affirme Bruno Goré. Nous devenons un acteur incontournable sur le marché des entreprises, ce qui n’était pas le cas il y a huit ans". Entre 2017 et 2025, elle a multiplié par trois le nombre de ses entreprises clientes, multiplié par 3,3 son PNB sur ce marché et par 2,3 son taux de pénétration (qui atteint en 2025, 22,2 %).