Jamais les dirigeants n'ont été aussi connectés. Et pourtant, jamais ils n'ont semblé aussi seuls.
Connectés à leurs équipes, à leurs clients, aux marchés et à l'information en continu, ils disposent de tous les outils pour échanger et décider. Mais lorsqu'il s'agit d'embaucher, d'investir, de traverser une crise ou de préparer une transmission, la responsabilité demeure profondément individuelle.
L'entrepreneuriat est une aventure faite d'audace, de risques, d’incertitudes et de réussite. Son corollaire : la solitude. Car diriger une entreprise, c'est assumer chaque jour des décisions dont dépendent des emplois, des investissements et parfois l'avenir d'un territoire.
Cette situation n'a rien d'anecdotique. Près d'un dirigeant de PME sur deux déclare ressentir un sentiment d'isolement, une proportion en hausse depuis dix ans, selon Bpifrance Le Lab.
Un enjeu humain… mais aussi économique
Réduire la solitude du dirigeant à une question de bien-être serait une erreur. L'isolement influence la capacité à décider, à anticiper et à prendre du recul. Il peut conduire à différer un recrutement, reporter un investissement ou renoncer à une opportunité.
Dans un contexte marqué par les incertitudes économiques, géopolitiques et technologiques, la fonction de dirigeant n'a sans doute jamais été aussi exigeante. La charge mentale qui en découle est devenue un véritable sujet économique.
La force du collectif
Aucune entreprise n'est édifiée par une personne seule. Derrière les réussites entrepreneuriales se trouvent des forces endogènes (les équipes) et des forces exogènes (les conseils, les réseaux, la gouvernance, les prestataires).
Savoir s’entourer et se mettre en réseau est la clé pour co-construire, enrichir sa vision, alléger sa charge mentale et, tout simplement, s’inscrire dans la durée.
Nos territoires ont besoin d'entrepreneurs audacieux. Mais ils ont surtout besoin d'entrepreneurs capables de durer.
Une réponse au monde incertain
Face à des cycles de plus en plus courts ou aux aléas d’un monde en transformation, chaque entrepreneur a le devoir de se créer un espace de partage, de questionnement, de réflexion qui in fine stimule l’agilité et la confiance.