Annoncée le 1er octobre 2026, cette nouvelle coprésidence succède à un mandat porté par quatre dirigeants (Nathalie Robin, Vincent Baÿ, Nathalie Lopez Pelayo et Bruno Escaron.). Elle entend notamment renforcer les échanges entre chefs d'entreprise et les liens avec l'écosystème économique local, dans un contexte marqué par des transformations économiques, technologiques et environnementales.
Une section grenobloise d'une soixantaine d'adhérents
La section compte une soixantaine d'adhérents, dirigeants et cadres dirigeants issus de secteurs variés, selon le communiqué. Son calendrier annuel comprend une plénière mensuelle, six ou sept commissions et quatre temps de formation. La section décrit ces rendez-vous comme un cadre confidentiel pour confronter les expériences et tester de nouvelles pratiques.
Elle dit aussi vouloir resserrer ses liens avec l'écosystème économique local et prendre part aux réflexions sur les mutations du monde de l'entreprise. Elle relève du CJD, fondé en 1938, qui se présente comme un mouvement indépendant et non partisan.
Dimitri François et Sandrine Rieussec, deux profils entrepreneuriaux
Dimitri François est dirigeant d'Alpes Flexibles, société de Saint-Martin-d'Hères (Isère) spécialisée dans la maintenance hydraulique. Créée en 2002, elle emploie 13 salariés. Son chiffre d'affaires atteint 2,34 M€ sur l'exercice clos en mars 2025, contre 2,06 M€ un an plus tôt. Son résultat net s'établit à 195 k€, contre 60 k€ lors de l'exercice précédent.
Sur le plan juridique, la présidence d'Alpes Flexibles est assurée depuis 2021 par DF Invest, société holding dont Dimitri François est gérant. Cadars Invest en est directrice générale depuis 2025, selon le Bodacc. Membre du CJD depuis 2013, Dimitri François dit vouloir faire de la section un espace de ressourcement pour les dirigeants et y partager son expérience.
Sandrine Rieussec est fondatrice et dirigeante de Proxy Papers, entreprise spécialisée dans la gestion privée des données. Membre du CJD depuis 2021, elle y a été responsable des plénières. Selon le communiqué, elle prend cette responsabilité pour redonner au mouvement une part de ce qu'elle y a reçu.
Le CJD Grenoble fixe trois priorités pour le mandat
Le CJD Grenoble place le mandat sous le thème « Donner du sens, créer du lien et cultiver le plaisir ». Il justifie ce choix par un environnement qui évolue vite : aux tensions géopolitiques et aux incertitudes économiques s'ajoutent les mutations technologiques, les enjeux de souveraineté et la transition écologique, qui rendent les décisions des dirigeants plus ardues. La section en tire une conviction : plus le contexte est incertain, plus les dirigeants ont besoin de savoir pourquoi ils agissent, de s'appuyer sur un collectif solide et de conserver l'envie d'entreprendre.
Dimitri François et Sandrine Rieussec, coprésidents du CJD Grenoble, précisent ce que recouvre chacun des trois termes : « Donner du sens, c'est prendre du recul sur les transformations en cours. Créer du lien, c'est rompre l'isolement du dirigeant et s'appuyer sur l'intelligence collective. Cultiver le plaisir, enfin, c'est préserver l'énergie, la curiosité et l'envie d'agir dans la durée. »