Les syndicats CFE-CGC, CFDT et Sud, majoritaires chez Michelin, ont validé lundi 24 mars les mesures d’accompagnement du Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) des usines de Cholet (Maine-et-Loire) et Vannes (Morbihan). Seule la CGT n’a pas signé cet accord, trouvé après l’annonce de la fermeture de ces deux sites qui emploient 1 254 salariés.
La mobilité interne adoptée par 13 % du personnel
Dans le cadre de la mobilité externe, le texte prévoit une indemnité forfaitaire de 40 000 euros bruts, avec une majoration de 1 250 euros par année d’ancienneté et un bonus supplémentaire selon l’âge. Cela concernera la majorité des salariés.
La direction de Michelin précise que 13 % du personnel environ devrait opter pour la mobilité interne, qui sera assortie d’aides au logement et de l’accompagnement des conjoints et des enfants. Le reste de l’effectif bénéficiera, quant à lui, d’un dispositif de fin de carrière.
La direction soulagée, pas les salariés
La direction du groupe clermontois (132 000 salariés, 28,3 Md€ de CA) se dit satisfaite de l’accord. "Les salariés peuvent désormais se projeter. Il y a clairement une forme de soulagement sur les sites", souligne Alain Robbe, directeur des relations sociales France du groupe Michelin.
Malgré l’accord, les syndicats signataires continuent de dénoncer le caractère illégitime des licenciements économiques. "Cette signature ne signifie pas que nous cautionnons ou validons la décision de fermeture et le PSE qui en découle", précise Sud. Certains salariés prévoient déjà de contester leur licenciement économique auprès du tribunal des prud’hommes afin d’obtenir d’autres indemnisations.