C’est l’effet domino. Arkema France dévoile son projet de recentrage de son site isérois de Jarrie suite à l’arrêt de son approvisionnement en sel auprès de son fournisseur Vencorex mis en redressement judiciaire cet automne. Lors de son Comité Social Économique central du 21 janvier 2025, le groupe chimiste a annoncé vouloir se concentrer sur la production d’eau oxygénée, chlorate et perchlorate, dont il est un des leaders mondiaux. Une production dont le développement est soutenu par la croissance des applications dans le recyclage des batteries pour véhicules électriques, l’électronique et le domaine de l’environnement pour l’eau oxygénée, ainsi que dans le secteur du spatial pour le perchlorate.
154 licenciements sur 344 salariés
Néanmoins, le projet conduira à l’arrêt des activités de production de chlore, de soude, de chlorure de méthyle et de fluides techniques, avec, à la clé, la suppression de 154 postes sur un total de 344. Les licenciements devraient s’échelonner entre mi-2025 et fin 2025.
Pour rappel, le site de Jarrie est impacté depuis le 23 octobre 2024 par l’arrêt brutal de son approvisionnement en sel par son fournisseur historique Vencorex, mis en redressement judiciaire par son actionnaire thaïlandais PTT GC (90 Md$ de CA en 2023).
Selon Arkema, "dans une lettre datée du 29 novembre 2024, l’actionnaire de Vencorex aurait expressément refusé de s’associer à une solution permettant d’assurer la poursuite de l’activité sel".
Pas d’alternative
Aussi Arkema a-t-il dû trouver de nouvelles solutions pour assurer une fourniture de sel pérenne. Si la qualité du sel alternatif retenu doit permettre d’assurer la pérennité des ateliers eau oxygénée, chlorate et perchlorate du site, il n’est en revanche pas compatible en termes de spécifications, de coût et de quantité avec la production de chlore, de soude, de chlorure de méthyle et de fluides techniques.