Vencorex - Arkema : le dialogue avec les pouvoirs publics renoué ?
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Vencorex - Arkema : le dialogue avec les pouvoirs publics renoué ?

Les discussions entre élus isérois et le cabinet du Premier ministre pour trouver des solutions afin de dénouer les enjeux autour des possibles fermetures en chaîne dans l’industrie chimique iséroise ont repris ce jeudi 27 février. Le délai pour laisser le temps de se manifester à un éventuel repreneur de Vencorex a été prolongé.

Le site d’Arkema France à Jarrie, au sud de Grenoble (Isère) doit recentrer ses activités en raison de la stratégie de son fournisseur Vencorex, qui abandonne la production d’un sel indispensable à certaines de ses activités — Photo : Arkema

Le fil n’est pas rompu. Jeudi 27 février matin, Christophe Ferrari, président de Grenoble Alpes Métropole et maire de Pont-de-Claix et des parlementaires isérois ont rencontré la direction de cabinet du Premier ministre pour échanger au sujet de l’épineux dossier Vencorex-Arkema.

Pour rappel, le site d’Arkema France à Jarrie, au sud de Grenoble (Isère), risque de devoir se séparer de près 154 salariés - soit près de la moitié de ses effectifs - en raison de la mise en redressement judiciaire en septembre 2024 de son fournisseur Vencorex (350 emplois menacés).

Apporter des éclaircissements

"Je salue l’esprit d’écoute, de dialogue franc et respectueux du directeur de cabinet adjoint du Premier ministre tout comme son engagement à apporter tous les éclaircissements nécessaires sur les questions qui demeurent […] à l’instar des enjeux de sécurisation des approvisionnements en sel, ou encore de risques environnementaux", a déclaré Christophe Ferrari dans un communiqué, à l’issue de la réunion, qui a permis de renouer le dialogue après quelques échanges tendus entre les élus locaux et les services de l’État.

Un délai trop court pour préparer l’après Vencorex

De nouveaux temps de travail seront planifiés concernant Arkema, "dont la fermeture partielle du site de Jarrie et le silence de l’entreprise demeurent inexplicables, si ce n’est intolérable, eu égard aux résultats financiers de l’entreprise dont l’État est actionnaire", a souligné Christophe Ferrari. Enfin, a été évoqué, "un probable desserrement du calendrier du Tribunal de commerce, dont la décision au sujet de l’avenir de Vencorex, était prévue au 6 mars". Un délai jugé trop court par les industriels qui demeurent sur la plateforme chimique de Pont-de-Claix pour préparer l’après Vencorex.

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