Créée en novembre 2022, La Fabrique à Poudre (32 salariés) a le vent en poupe. Spécialisée dans la fabrication en sous-traitance de produits issus de la granulation et de la compression des poudres pour les marchés de la cosmétique, de la détergence et de l’agroalimentaire, la start-up industrielle fondée à Andrézieux-Bouthéon par Mickaël Urrea est aujourd’hui portée par un marché de l’éco-recharge en plein essor.
Plus de 50 % du chiffre d’affaires avec 900.care
En témoigne, la montée en puissance de son plus gros client, la marque lyonnaise 900.care, qui développe des produits d’hygiène-beauté (déodorant et dentifrice en pastille, gel douche en bâtonnet) et d’entretien de la maison écologiques et rechargeables (liquide vaisselle en bâtonnets, tablettes lessives et lave-vaisselle), qui permettent de lutter contre le plastique à usage unique.
"On a commencé notre activité avec 900.care qui représente plus de 50 % de notre chiffre d’affaires. Un chiffre d’affaires qui a doublé en 2025 pour atteindre 1,2 million d’euros et que l’on prévoit de doubler à nouveau en 2026 avec l’arrivée en GMS (Grandes et moyennes surfaces) de 900.care et leur ouverture prochaine à l’international", confie Mickaël Urrea.
Diversifications en cours
Pour doubler son chiffre d’affaires, La Fabrique à Poudre compte aussi sur la diversification de ses activités et clients. Dans cette optique, la start-up industrielle ligérienne vient de boucler un investissement de 1,2 million d’euros pour renforcer ses capacités industrielles et accompagner sa diversification.
"Cet investissement machine va nous permettre d’entrer sur la chimie et la détergence et d’automatiser aussi toute la partie cosmétique et nutrition. Nous fabriquons notamment des compléments alimentaires sous forme de pastille à dissoudre dans de l’eau et nous sommes aussi le dernier fabricant en France de bouillon en cube avec des ingrédients 100 % français", développe le dirigeant.
Évolution du business model
La détergence et la chimie pourraient rapidement lui assurer de gros volumes — avec notamment une première commande de pastilles coagulantes pour le traitement des eaux boueuses du chimiste ligérien SNF — mais La Fabrique à Poudre entend faire évoluer son business model pour conquérir de nouveaux clients.
"Depuis notre lancement, nous faisions simplement du façonnage. C’est le client qui gérait l’approvisionnement en matière première et la formulation. En juillet, nous avons recruté une responsable R & D pour faire nos propres formulations et développer un catalogue de produits en marque blanche intégrant le sourcing et la formulation. De manière à pouvoir répondre à des appels d’offres d’acteurs telles que le réseau Biocoop", explique Mickaël Urrea.
Un nouveau bâtiment en projet
Pour absorber la croissance inhérente à tous ces projets, La Fabrique à Poudre s’est mise en quête d’un terrain qui lui permettrait de construire un nouveau bâtiment de 4 000 m² minimum. "Cela nous permettrait de rapatrier l’ensemble de nos activités qui sont actuellement réparties sur trois bâtiments, proches mais distincts, et de disposer aussi de réserve foncière", précise le dirigeant. Sans d’éventuelles machines à l’intérieur, l’investissement pourrait se chiffrer à 4 millions d’euros. Un projet que Mickaël Urrea espère voir "commencer à sortir de terre d’ici fin 2026".