À quel prix Carbios peut-elle se recycler en Chine ?
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À quel prix Carbios peut-elle se recycler en Chine ?

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La start-up Carbios, porteuse d’une technologie d’avenir pour le recyclage des plastiques, va-t-elle réussir à tirer parti de ses travaux de R & D pionniers ? À l’heure d’une crise de gouvernance, elle pourrait bien la brader à la Chine avant d’avoir construit sa première usine industrielle en France. Soupçons de délit d’initié, perquisitions… : que se cache-t-il donc derrière l’histoire aux allures de roman noir de la tech tricolore ?

Basée à Clermont-Ferrand, la start-up porte le projet de démarrer une usine de recyclage du PET à Longlaville, en Meurthe-et-Moselle — Photo : Carbios

Il y a des naufrages qui se déroulent en pleine lumière, au vu de tous, et dont personne ne semble capable d’arrêter le cours. Même les "bonnes nouvelles" projettent une ombre inquiétante. Comme l’annonce, en décembre 2025, du partenariat avec l’industriel chinois Wankai New Materials qui va bâtir, dans son pays, la première usine fonctionnant grâce à la technologie de la deeptech clermontaise Carbios. Pendant ce temps, le dossier de financement de son projet d’usine français s’enlise…

Une technologie saluée mondialement

Mais comment en est-on arrivé là ? Comment ce futur "leader mondial du recyclage bioenzymatique", cité en exemple par Emmanuel Macron, a pu brûler autant de cash — plus de 300 millions d’euros — sans réussir à industrialiser sa prometteuse technologie ?

Carbios, société de Clermont-Ferrand cotée sur Euronext Growth (près de 85 % du capital est en Bourse), est spécialisée dans le recyclage du PET — ce plastique omniprésent dans les bouteilles et les textiles synthétiques. La start-up offre depuis quelques mois ce spectacle troublant d’une entreprise à la technologie saluée mondialement, qui se désagrège de l’intérieur.

Actuellement composée d’une soixantaine de salariés mais ayant employé jusqu’à 190 personnes en 2024, la start-up qui a grandi sous l’œil bienveillant de Michelin a mis au point un démonstrateur qui utilise des enzymes pour dépolymériser le PET afin de reconstruire une matière première équivalente au PET vierge. Une technologie mise en lumière dans la prestigieuse revue scientifique Nature qu’elle développe depuis 2011 et qu’elle souhaite industrialiser.

Un projet d’usines en Lorraine et en Chine

Cette marche s’apprête à être franchie par l’entreprise, dans un premier temps par l’intermédiaire de Wankai New Materials, en Chine, et en parallèle à Longlaville, en Meurthe-et-Moselle, cette fois-ci avec son projet d’usine lorraine, Carbios 54. Mais, depuis début 2025, les plans sociaux s’enchaînent, les dirigeants (Emmanuel Ladent, Philippe Pouletty, Jean-Claude Lumaret…) claquent les portes, une perquisition a même eu lieu début mars 2026 au domicile du directeur général Vincent Kamel, et un accord de licence avec un industriel chinois suscite des interrogations profondes sur la capacité de la France à tirer parti de ses propres innovations. Derrière la façade rassurante d’un management qui se veut serein se dessine une crise existentielle : Carbios va-t-elle réussir à s’industrialiser avant que ses concurrents, ses partenaires financiers ou les Chinois ne lui volent la mise ?

De la genèse d’un rêve industriel à la traversée du désert

L’histoire commence sur le port de Bandol (Var), au tournant des années 2010. Jean-Claude Lumaret, dirigeant chevronné issu du groupe agroalimentaire Roquette (4,9 Md€ de CA en 2025 ; 11 000 salariés), observe un sac plastique qui flotte à la surface de la Méditerranée. L’idée germe : et si l’on pouvait trouver dans la nature des enzymes capables de dégrader les polymères plastiques pour les remettre dans le circuit de production ? Il s’associe à Alain Marty, chercheur de renom à l’INSA Toulouse, et rejoint l’écosystème de Philippe Pouletty, fondateur de Truffle Capital. En 2011, Carbios est lancé. En décembre 2013, une levée de fonds de 14 millions d’euros sur Euronext Growth donne le coup d’accélérateur. Pendant une décennie, la société développe son démonstrateur, signe des partenariats avec L’Oréal, Michelin, PepsiCo. La start-up incarne la promesse d’une économie circulaire à la française. On voit grand pour elle.

Le choc des égo et l’enchaînement des plans sociaux

En 2021, Jean-Claude Lumaret cède les rênes à Emmanuel Ladent, ancien patron monde de la division pneus de tourisme chez Michelin. Profil de grand industriel et stratège marketing-commercial. Sous Emmanuel Ladent, les dépenses s’envolent, aiguillonnées par des prévisions de chiffre d’affaires jugées trop alléchantes par certains spécialistes du marché du PET recyclé, et les dissensions avec le conseil d’administration s’accumulent. Il part à la fin de l’année 2024.

Carbios comptait 102 salariés en 2025, contre 65 aujourd’hui — Photo : Carbios

Philippe Pouletty assure l’intérim. Mais, entre-temps, le conseil d’administration s’est étoffé de représentants de L’Oréal, de Michelin, de Delsey, qui lui résistent. La cohabitation tourne court. Début 2025, Philippe Pouletty claque la porte après avoir lancé le premier plan de sauvegarde de l’emploi de l’entreprise : une quarantaine de personnes licenciées, dont une grande partie des équipes de Carbios 54.

Vincent Kamel, ancien de chez Solvay, déjà administrateur, prend alors la tête de l’entreprise. Isabelle Parizé est nommée présidente du conseil d’administration. La cadence des mauvaises nouvelles s’emballe : un deuxième PSE en décembre 2025 chez Carbiolice, filiale spécialisée dans la dégradation du PLA (matière polymère biosourcée) ; puis un troisième plan social annoncé en janvier 2026 portant sur une trentaine de postes. À terme, la société qui comptait 190 salariés début 2025 doit désormais fonctionner avec moins de 70 salariés. En dix-huit mois, Carbios aura perdu les deux tiers de ses effectifs.

Coupes dans la R & D

Après avoir licencié en janvier 2025, la quasi-totalité de Carbios 54, les départs vont progressivement décimer le cœur du réacteur qu’est la R & D. L’hémorragie de la R & D connaît un point culminant avec la mise à pied du père de la technologie de Carbios, Alain Marty.

À l’été 2025, celui qui est alors directeur scientifique de Carbios et reconnu par ses pairs comme une référence mondiale dans son domaine, est licencié avec mise à pied immédiate — sans que l’entreprise n’en informe le marché par communiqué.

Or, dans les semaines entourant ce licenciement, entre début août et début septembre 2025, Vincent Kamel procède à dix cessions d’actions, soit environ 50 000 titres selon les éléments réunis par l’Adisect, une association de défense des actionnaires minoritaires des sociétés cotées de la tech créée en février 2026. Vendre ses actions après avoir disposé d’une information susceptible d’influencer le cours - le départ d’un homme-clé - constitue le cœur de la définition du délit d’initié. La direction balaie la mise en cause : "Alain Marty n’est pas un mandataire social, et l’obligation de publier un communiqué n’est pas établie".

L’Adisect engage une procédure pénale à laquelle Carbios répond par une plainte pour dénonciation calomnieuse. Début mars 2026, des perquisitions ont lieu au domicile de Vincent Kamel, présumé innocent, et au siège de Carbios, avec saisie de fichiers informatiques.

Le silence de Michelin

"S’être séparé d’Alain Marty est une erreur stratégique", estiment certains proches du dossier, au moment où Carbios cherche à vendre des licences. "Nous pouvons nous le permettre, répond Vincent Kamel, nous avons entre 5 et 10 ans d’avance sur nos concurrents". Il s’agit donc de réduire les coûts de R & D, notamment en taillant dans les effectifs, pour consacrer les ressources à l’industrialisation.

Une marche industrielle qui semble pourtant bien plus haute que prévu pour l’entreprise. La jeune pousse a bien établi quelques partenariats avec des grands noms de l’industrie, comme L’Oréal, L’Occitane et surtout Michelin, tous entrés au conseil d’administration. Mais alors que le leader du pneu publiait des communiqués communs avec son futur fournisseur de PET recyclé pour présenter leur future collaboration pour la trame de ses pneumatiques en juillet 2025, il se refuse à tout commentaire sur des difficultés de son "futur fournisseur" alors même que Carbios est hébergé sur son site historique à Clermont. "Nous n’avons pas de relation ni de soutien de Michelin même si nous sommes sur le même site", poursuit une ancienne salariée. "Nous n’avons pas changé de position", assure la direction de la communication du Bibendum sans plus de commentaires.

Vincent Kamel au cœur des tensions

Entre les suppressions de postes et le plan d’austérité, la rémunération du nouveau directeur général arrivé en 2025 (810 000 euros annuels bruts) fait encore grincer des dents en interne, assure une ancienne salariée. Au cœur de la tourmente, la figure de Vincent Kamel cristallise les tensions. Jean-Luc Elhoueiss, conseil de l’Adisect, dont Jean-Claude Lumaret est membre — formule le grief avec précision : "Cette rémunération se justifierait si la société avait atteint une étape-clé, comme la construction de l’usine à Longlaville. Mais là, il faut bien se rendre compte que chaque euro dépensé est une journée en moins pour l’entreprise."

Un deal avec les chinois

C’est ce même Vincent Kamel qui présente l’accord signé le 2 décembre 2025 avec Wankai New Materials — quatrième fabricant mondial de PET, filiale du groupe chinois Zhink — comme le tournant industriel et commercial attendu depuis des années. Il prévoit la création d’une coentreprise dédiée à la construction d’une usine à Haining, dans la province du Zhejiang, d’une capacité de 50 000 tonnes de déchets PET traités par an. Coût total : 115 millions d’euros — soit environ trois fois moins que le projet d’usine française de Longlaville, grâce notamment aux infrastructures déjà en place sur le site Wankai. La première des sept licences conclues est à effet immédiat, deux autres suivront à moyen terme, quatre à plus long terme. Carbios s’est engagé à licencier exclusivement sa technologie en Asie à Wankai pour trois ans, avec prolongation automatique par périodes de cinq ans si de nouvelles capacités sont signées. L’usine devrait démarrer au premier semestre 2027.

Position minoritaire de Carbios

La structure financière de la coentreprise laisse Carbios dans une position minoritaire : 30 % du capital, contre 70 % pour Wankai. Les revenus escomptés proviendront de dividendes et de la vente d’enzymes produites par le sous-traitant Novonesys. La direction se veut confiante. "Ce sont des partenaires très sérieux. Ils auront la première usine, donc ce sera presque plutôt à nous de faire du rétro-engineering : on va apprendre de la façon dont ils ont fonctionné ", assure Vincent Kamel. "Via le pacte d’actionnaires, on contrôle", ajoute-t-il. Wankai est par ailleurs entré au capital de Carbios à hauteur de 5 millions d’euros, avec un siège au conseil d’administration.

"Je prévois que dans deux ans, Carbios n’existera plus. Les Chinois auront eu Carbios pour une poignée de figues"

Pour ses détracteurs, la lecture est radicalement inverse. "Dans le meilleur des cas, les Chinois vont construire la première usine avec Carbios puis vont se libérer. Ils vont prendre les brevets et protéger les améliorations qu’ils auront mises en place dans les procédés industriels qu’ils vont rendre plus productifs et moins coûteux. Dans deux ans, Carbios, c’est fini", déclare un ancien dirigeant. "Je prévois que dans deux ans, Carbios n’existera plus. Les Chinois auront eu Carbios pour une poignée de figues", analyse un autre dirigeant de l'entreprise.

L’accord confère à Wankai une exclusivité sur l’ensemble de l’Asie et lui permettrait de vendre sa production de PET recyclé en Europe — concurrençant directement la future usine de Longlaville, dont les coûts de production seront structurellement plus élevés. L’Adisect ne mâche pas ses mots dans un communiqué : "La transaction avec Wankai n’est en réalité qu’une enveloppe marketing qui couvre une liquidation amiable pure et simple de Carbios au profit d’une entreprise chinoise, à qui la cleantech confie le soin de reprendre l’industrialisation sur le territoire chinois avec possibilité de commercialiser hors de Chine, dont l’Europe".

Le 2 décembre 2025, Carbios a signé avec Wankai New Materials — quatrième fabricant mondial de PET, filiale du groupe chinois Zhink — un accord industriel et commercial majeur — Photo : Carbios

Les inquiétudes vont plus loin encore. Des délégations de Wankai se sont rendues à plusieurs reprises au démonstrateur de Clermont-Ferrand à l’été 2025, multipliant les questions techniques et les photos, sans manifester d’intérêt particulier pour les brevets eux-mêmes. L’IFPEN, acteur de la recherche et de la formation dans les domaines des énergies nouvelles, de l’environnement et de la mobilité, de son côté, s’interdit toute collaboration industrielle avec la Chine précisément par crainte du pillage technologique dont l’objectif est de "tuer" la concurrence ou de s’approprier la recherche d’acteurs étrangers.

Le défi de l’industrialisation

Mais le fait que Carbios ne trouve pas d’autre issue que d’aller produire en Chine, n’est-il pas le symptôme de maux plus profonds : fonds dilapidés, industrialisation difficile ou encore conditions de la compétitivité de notre industrie ?

Fin 2024, au moment du départ d’Emmanuel Ladent, Carbios s’est retrouvé face à ce que les initiés appellent la "deuxième vallée de la mort" : ce gouffre financier qui s’ouvre entre le succès d’un démonstrateur et la construction d’une première usine industrielle. "Une traversée du désert qui peut durer quatre à cinq ans, pendant lesquels la structure continue de grossir, de dépenser y compris pour s’industrialiser, sans générer le moindre chiffre d’affaires", décrit Frédéric Feugnet, responsable du programme recyclage des plastiques à l’IFPEN. Selon certains anciens salariés, la société a recruté trop vite, trop large. Elle entre alors dans la crise avec des charges élevées et des réserves épuisées. En avril 2025, sa trésorerie est à sec.

Carbios 54 est la filiale de Carbios dédiée au démarrage d’une usine de recyclage du PET à Longlaville — Photo : Carbios

Longlaville : le rêve industriel français en suspens

À des milliers de kilomètres de la Chine, l’usine de Longlaville, en Meurthe-et-Moselle, était censée incarner l’ambition industrielle de Carbios. Implantée sur le site du groupe thaïlandais Indorama Ventures, bénéficiant d’une localisation stratégique entre l’Allemagne et le Luxembourg pour le sourcing du PET à recycler, elle avait convaincu de nombreux partenaires publics : 42,5 millions d’euros de subventions ont été alloués par la Région Grand Est, Bpifrance, l’Ademe et la Commission européenne — sans qu’un centime n’ait encore été versé, l’ensemble étant conditionné au démarrage effectif du chantier. L’État a par ailleurs promis 30 millions supplémentaires. Mais le budget initial de 110 millions d’euros s’est envolé à près de 300 millions, en raison notamment d’un terrain inondable ayant nécessité des fondations spéciales.

Or, le thaïlandais Indorama Ventures, qui devait investir 110 millions d’euros dans une joint-venture avec Carbios, a finalement renoncé et annoncé début 2026 préparer la fermeture de son site lorrain, impliquant le licenciement de 165 salariés si le site n’est pas repris. Le géant thaïlandais maintient ses partenariats commerciaux depuis ses autres sites — fourniture de matières premières et achat de monomères recyclés, dès la mise en service de l’usine Carbios — mais l’apport financier espéré ne viendra pas. Le trou dans le plan de financement est béant.

La direction annonce un démarrage de la construction en juillet 2026 pour une production en 2028. Mais à ce stade, plusieurs conditions ne sont pas remplies. D’une part, la pré-commercialisation devrait atteindre 70 % de la capacité de production pour débloquer certains financements : en novembre 2025, ce seuil n’était qu’à 50 %. D’autre part, les emprunts bancaires restent à boucler. Pour tenter d’avancer, Carbios a nommé Benoît Grenot au poste de directeur général délégué — ingénieur des Mines, ancien dirigeant du groupe Baikowski, ayant exercé en Chine chez Saint-Gobain et parlant couramment le mandarin. Une carte maîtresse pour gérer le délicat partenariat avec Wankai, à condition que le jeu n’ait pas déjà été joué.

Carbios utilise le procédé du recyclage enzymatique pour traiter les déchets PET — Photo : Carbios

Ce que dit la crise de Carbios sur l’innovation industrielle française

L’histoire de Carbios n’est pas seulement celle d’une entreprise en difficulté. Elle dit quelque chose de plus profond sur la capacité de la France à transformer ses innovations en champions industriels. La société a bénéficié d’environ 400 millions d’euros de financements cumulés — augmentations de capital, dettes et subventions publiques confondues. Un investissement considérable de la collectivité et des marchés dans une technologie qui méritait ce pari. Pourtant, faute d’une gouvernance stable et d’une succession de dirigeants adaptés aux besoins des différentes phases d’une deeptech, Carbios se retrouve fragilisée au moment précis où il aurait dû basculer dans la phase industrielle.

"On a spolié la France. L'argent donné à Carbios va servir aux Chinois. C'est insupportable", commente un financier proche du dossier. La présidente du conseil d’administration Isabelle Parizé formule elle-même, sans en mesurer peut-être toute la portée, un problème structurel : "C’est dommage que dans nos pays ce soit tellement difficile d’obtenir des financements. En Chine, les institutions financières restent très alignées avec le pouvoir central. "Autrement dit : Pékin peut financer vite et massivement les technologies qui servent sa stratégie. L’Europe, elle, hésite, fragmente ses soutiens, attend des clarifications réglementaires.

Sur le marché du recyclage chimique du PET, la concurrence s’est entre-temps renforcée : Eastman dispose déjà d’une usine aux États-Unis de 200 000 tonnes et prépare un site français ; Circ vise 70 000 tonnes ; Axens, filiale de l’IFPEN, avance sur son propre projet dans l’Ain. Jean-Yves Daclin, directeur général France de Plastics Europe, tempère d’ailleurs les ambitions de Carbios : aucun acteur du recyclage chimique n’atteindra 30 % de parts de marché, et Carbios ne porte pas une technologie si différenciante des autres.

"On a spolié la France. L’argent donné à Carbios va servir aux Chinois. C’est insupportable."

L’épilogue n’est pas encore écrit. Il existe un scénario dans lequel Carbios boucle le financement de Longlaville, lance sa production en 2028, et démontre que son PET recyclé — certifiable, traçable, de haute pureté — peut s’imposer face au PET recyclé chinois sur un marché européen de plus en plus régulé. Un scénario où le nouveau directeur général délégué, Benoît Grenot, parvient à encadrer le partenariat avec Wankai sans perdre le contrôle technologique. Un scénario, enfin, où un changement de gouvernance restaure la confiance des salariés et des investisseurs. Mais pour y parvenir, il faudrait un alignement de planètes que l’histoire récente de Carbios n’a guère habitué à produire. À moins de 70 salariés — contre 190 il y a dix-huit mois —, la start-up clermontoise est devenue une coquille fragilisée. Ou un sac plastique à la dérive sur les flots ?

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