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Paprec investit 8 millions d’euros à Brest et veut accélérer dans la valorisation des biodéchets
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Paprec investit 8 millions d’euros à Brest et veut accélérer dans la valorisation des biodéchets

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Le groupe Paprec renforce son ancrage territorial à Brest avec un nouveau siège administratif. Un investissement conséquent venant s’ajouter aux 10 millions d’euros déjà dépensés dans le Finistère, un département où la marque a conquis plus 30 % de parts de marché.

Les dirigeants de Paprec : Jean-Pierre Denis, vice-président (à gauche), et Thierry Seiller, directeur général de la région Grand Ouest — Photo : Jonathan Konitz

Deux ans après le rachat des Recycleurs Bretons, le groupe Paprec spécialisé dans la gestion des déchets (20 000 collaborateurs et 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2026) fait sortir de terre son nouveau siège Bretagne Ouest. Situé à Guipavas, dans le parc d’activités Saint-Thudon à proximité de l’aéroport de Brest, l’ensemble comprend des bureaux (350 m²) et un atelier mécanique (3 600 m²), à quelques mètres du site de recyclage. Montant de la facture : 8 millions d’euros, payée sur fonds propres. Cette somme vient s’ajouter aux 10 millions d’euros déjà investis dans le Finistère (achats de camions, de bennes…). Paprec affiche ainsi sa volonté de renforcer le maillage territorial. Et de s’installer dans la durée.

Proximité avec les points de collecte

"Nous rayonnons à 80-100 km autour et sommes très performants dans les 50-60 premiers kilomètres. Nous sommes dans des métiers qui n’aiment pas trop le transport. Au-delà de 100 km, vous n’êtes plus compétitifs car vous entrez dans la zone d’un concurrent. Notre force, c’est la proximité avec nos points de collecte", expose Thierry Seiller, directeur général de la région Grand Ouest, de Brest à Bourges.

"La Bretagne est l’une des rares régions où Paprec dispose encore d’un important potentiel de développement, de densification et d’ancrage."

Ayant conquis 30 % à 35 % de parts de marché dans le département, face à des groupes tels que Guyot Environnement, Veolia ou Suez, l’activité de Paprec se réalise à 90 % auprès d’industriels, de la PME aux grands sites. Les 10 % de contrats restants sont conclus auprès des collectivités. "Ailleurs, nous sommes plutôt sur un ratio 55 % industriels et 45 % collectivités", précise Thierry Seiller. "La Bretagne est l’une des rares régions où Paprec dispose encore d’un important potentiel de développement, de densification et d’ancrage", énumère Jean-Pierre Denis, vice-président de Paprec.

Une croissance portée par la valorisation des biodéchets

L’activité du groupe s’articule autour de trois piliers principaux. "Le premier c’est le recyclage, l’ADN du groupe, qui regroupe 75 à 80 % de notre objectif. Ensuite, la revalorisation énergétique", retrace Thierry Seiller. L’axe de développement va provenir du troisième pilier : la valorisation des biodéchets.

"Nous y sommes présents depuis une dizaine d’années. Notre activité est portée par le renforcement de la réglementation et par la généralisation de la collecte de ce type de déchets, devenue en principe obligatoire pour toutes les collectivités territoriales depuis 2025", ajoute Thierry Seiller.

En parallèle, Paprec est présent dans 11 pays, "avec un développement significatif depuis quelques années en Suisse, en Espagne ou plus récemment en Italie, en Angleterre, en Pologne ou en Azerbaïdjan", liste le directeur général de la région Grand Ouest.
En termes de croissance, Paprec affiche un rythme de 25 % par an. "Nous sommes l’un des acteurs de référence en France et affichons la même ambition sur le plan européen", prévient Jean-Pierre Denis.

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