Présente sur le territoire depuis 25 ans, l’agence de gestion des déchets Paprec du Petit-Quevilly, près de Rouen (Seine-Maritime) a investi un million d’euros pour sa rénovation : il s’agit de la création d’une nouvelle dalle pour le revêtement du parking des véhicules et la construction de 350 m² de bureaux et de locaux sociaux. "Cette agence pourrait incorporer prochainement, un atelier de maintenance de l’ensemble de la flotte régionale des camions électriques dédiés à la collecte des déchets", confie Florent Szofer, directeur de région Normandie.
La collecte pour la Métropole de Rouen rapporte 900 000 euros par an
L’agence du Petit-Quevilly dessert un unique client, la Métropole Rouen Normandie et ses 300 000 habitants, avec laquelle le contrat a été signé en 2023 pour une durée de huit ans. Les 90 salariés de l’agence du Petit-Quevilly (auxquels 25 saisonniers viennent en renfort) traitent 50 000 tonnes de déchets par an.
Un volume résultant de la collecte en porte-à-porte, des points d’apport volontaire et des déchets verts, générant un chiffre d’affaires annuel de 900 000 euros.
9 millions d’euros investis pour la plus grande flotte bas-carbone Paprec de France
Mais l’investissement le plus important -9 millions d'euros- concerne les véhicules dédiés à la collecte des ordures. L’agence dispose d’une flotte de 25 véhicules – en majorité électriques- qui est la plus grande des flottes bas-carbone Paprec de France. "Les camions sont tout juste déployés, donc on ne peut pas encore évaluer le volume de CO² que cette flotte électrique permet de ne pas émettre", ajoute le directeur régional.
Une collecte robotisée plus rapide
Parmi cette flotte de 25 véhicules, certains desservent les bornes d’apport volontaire au moyen d’une grue, d’autres collectent en porte-à-porte, d’autres véhicules de petit gabarit effectuent le nettoyage en cœur de ville et certains interviennent pour les dépôts sauvages.
"Nous avons 4 camions-grues, vendus par l’entreprise italienne ESA, qui permettent de robotiser la collecte des bornes d’apport volontaire", présente Pierre Allain, directeur innovation collecte Groupe Paprec.
Au lieu de déployer une grue de levage et de manutention classique, le véhicule a été adapté pour reconnaître les formats de colonnes des bornes de déchets (qui n’ont pas de dimension standard) et faciliter le travail du chauffeur. Celui-ci peut manier la grue avec un joystick depuis son poste de conduite, lui évitant de sortir du camion pour une manutention plus rapide et fluidifiant la circulation routière.
L’IA pour identifier les erreurs de tri
Pour circuler au sein des rues étroites du vieux Rouen, des camions plus compacts sont alimentés par moteur thermique au bio gaz. "Tout ce qu’on a pu mettre à l’électrique, nous l’avons fait, assure le directeur innovation. Mais pour obtenir des dimensions plus compactes, ce n’était pas encore possible dans l’industrie des poids lourds", concède Pierre Allain.
Sur la flotte des 25 camions, cinq camions de collecte en porte-à-porte sont également équipés de caméras à l’intérieur des trémies -l’emplacement où les bacs sont déversés- déclenchant des photos. Un algorithme va ensuite analyser les objets déversés et les types de déchets. "Si on identifie une erreur de tri dans un bac jaune, on pourra enregistrer cette information. Et en faire le compte-rendu à la collectivité sur une carte, en marquant les endroits où le tri pourra être amélioré", estime le directeur innovation.
500 salariés répartis sur 12 agences Paprec en Normandie
Fondé en 1994, le groupe Paprec (19 000 collaborateurs, 3,5 Md€ de CA 2025) présent sur 400 sites en France et dans 11 pays. En Normandie, Paprec emploie 500 collaborateurs sur 12 agences (sur les départements du Calvados, de la Seine-Maritime et de l’Eure).