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À Laval, Séché Environnement va regrouper près de 300 salariés dans un siège vitrine flambant neuf
Laval # Gestion des déchets et recyclage # ETI

À Laval, Séché Environnement va regrouper près de 300 salariés dans un siège vitrine flambant neuf

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Acteur majeur du recyclage des déchets, le groupe lavallois Séché Environnement (1,15 Md€ de CA) s’apprête à regrouper 280 salariés dans son nouveau siège social. Les critères de localisation et de conception du nouveau bâtiment sont présentés comme autant de marques de vigilance vis-à-vis de l’environnement et de l’économie sociale et solidaire.

Le président fondateur du groupe, Joël Séché (au centre), et son fils Maxime (3e à droite), directeur général, ont inauguré le nouveau siège social de Séché Environnement à Laval, en présence d’élus et représentants de l’État, le 2 juillet 2026 — Photo : Séché Environnement

Le 2 juillet 2026, le groupe Séché Environnement a inauguré son nouveau siège social à Laval. D’une surface totale de 9 500 m2 dont 4 000 m2 de bureaux, le bâtiment accueillera l’ensemble des fonctions support, soit près de 280 collaborateurs, dès la rentrée de septembre 2026.

Le spécialiste de la gestion des déchets a choisi de l’implanter dans le quartier de la gare à Laval, à quelques kilomètres de son siège historique de Changé. Son nouveau siège se trouve ainsi "à proximité des principaux axes ferroviaires et routiers pour faciliter les échanges avec l’ensemble des sites du groupe et avec les clients, en France comme à l’international".

Malgré ce déménagement nécessaire, les dirigeants ont voulu rester "fidèles à leurs racines mayennaises", et à l’agglomération lavalloise, souligne le directeur général Maxime Séché. Le montant de l’investissement n’est pas communiqué.

Le volume d’activité a triplé en 15 ans

Les locaux historiques de Changé seront désormais occupés par les salariés en charge de l’exploitation des activités du site. Le siège social du groupe était jusqu’ici demeuré sur le site même de son premier centre de tri et de stockage de déchets, ouvert en 1985. Mais les locaux, étaient devenus trop petits et non fonctionnels ; plusieurs bâtiments épars abritaient les équipes support.

En 40 ans, les équipes au siège ont grandi pour répondre aux besoins liés à l’expansion du groupe. Au cours des 15 dernières années, les effectifs de Séché Environnement sont passés de 1 500 salariés à 7 300 dans le monde, tandis que son chiffre d’affaires a progressé de 402 millions d’euros en 2010 à 1,15 milliard d’euros en 2025.

La reprise du groupe Flamme encore en attente

Le groupe, aux mains de la famille fondatrice Séché et en bourse depuis 1997, devrait encore grandir dans les prochaines semaines. L’acquisition du groupe nordiste Flamme (560 salariés, 100 M€ de CA) est suspendue à l’avis de l’Autorité de la Concurrence. Le dossier de reprise est toujours en cours d’examen, au titre du contrôle des concentrations dans le secteur des déchets dangereux et non dangereux.

Le choix de s'implanter sur une friche pour répondre à la loi ZAN

Avant de lancer la construction du nouveau site de Laval, les dirigeants ont cherché à activer tous les leviers pour faire du nouveau siège social du groupe une vitrine de durabilité de ses activités de traitement et de valorisation des déchets. Le bâtiment est implanté sur une ancienne friche ferroviaire de la SNCF, pour répondre aux objectifs du dispositif Zan (zéro artificialisation nette des sols), à proximité de la gare et du centre-ville, pour faciliter les déplacements des collaborateurs en transports en commun et la mobilité douce.

Dès la phase de chantier, qui aura duré 22 mois, Séché Environnement a voulu éviter d’apparaître comme le cordonnier le plus mal chaussé. Les travaux ont été conduits selon la charte de chantier à faibles nuisances Breeam "Excellent". La mise en place d’une déchetterie de chantier a permis de valoriser 97 % des déchets du chantier, sur un objectif fixé à 85 %.

Mesurer l’impact sur la biodiversité

Employant des écologues pour aménager son site d’enfouissement historique à Changé, le groupe lavallois a cherché à limiter de la même manière l’impact immédiat sur la faune et la flore de son siège social, baptisé Le Chêne. Un suivi régulier des aménagements favorables à la faune et la flore (plantations, nichoirs à oiseaux et chauve-souris, habitats à insectes et hérissons, ruches…) sera mené. Des actions de sensibilisation seront régulièrement proposées aux collaborateurs.

Conçu par le cabinet parisien Art & Build Architectes, l’édifice majoritairement en bois doit afficher une consommation d’énergie primaire inférieure de plus de 40 % aux exigences fixées par la réglementation environnementale RE 2020. Une centrale photovoltaïque produit 33 000 kWh d’électricité par an, couvrant 40 % des besoins du site, complétée par une chaufferie à bois couvrant 47 % de la consommation totale d’énergie du bâtiment. Les dépenses énergétiques sont par ailleurs réduites grâce à une isolation performante et une étanchéité à l’air élevée.

Des bureaux en matières recyclées

À l’intérieur, le mobilier est certifié FSC et PEFC (certifications concernant la gestion des forêts). Plus de la moitié est fabriquée en France, notamment les postes de travail en Touraine, tandis que le reste provient de fabricants européens sélectionnés pour leur engagement en matière de qualité et de durabilité. La recherche de durabilité et d’économie circulaire a été poussée jusqu’aux plateaux de tables, réalisés à partir de déchets de brasserie et d’emballages alimentaires (par Instead Mobilier, Nantes) ou de matériaux intégrant des coquillages recyclés (par Ostrea, Rennes).

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