Électricité renouvelable : JP Énergie Environnement et Générale du Solaire préparent leur mariage
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Électricité renouvelable : JP Énergie Environnement et Générale du Solaire préparent leur mariage

Le normand JP Énergie Environnement (JPee) et le parisien Générale du Solaire (GDS) initient un projet de rapprochement. Leur union pourrait donner naissance à un producteur indépendant d’électricité renouvelable de poids en France.

Xavier Nass, directeur général de JP Énergie Environnement — Photo : JPee

Rapprochement en vue sur le marché des énergies renouvelables. Deux producteurs d’électricité indépendants cherchent à créer "un leader européen du marché des énergies renouvelables". Il s’agit du normand JP Énergie Environnement (JPee) et du parisien Générale du Solaire (GDS).

Des PME à la trajectoire comparable

Histoire, taille, actionnariat… : ces deux entreprises ont un certain nombre de points en commun. Elles ont toutes les deux été créées dans les années 2000 (2004 pour JPee, 2008 par GDS). Elles sont aussi la particularité d’être contrôlées et dirigées par leurs familles fondatrices (Xavier Nass chez JPee, Daniel Bour pour GDS), avec des partenaires minoritaires relevant de la sphère publique (La Banque des Territoires pour JPee, Bpifrance pour GDS, qui compte également la société de gestion Irdi Soridec à son capital).

Les deux entreprises exercent des métiers similaires. Elles développent et exploitent des centrales photovoltaïques : JPee exploite ainsi 71 centrales solaires qui lui permettent de disposer d’une puissance installée de 354 MW. La PME normande exploite aussi 18 parcs éoliens (274 MW) et poursuit des projets de stockage d’électricité. L’ensemble a produit 862 000 MWh en 2025. C’est près de deux fois plus que GDS (430 000 MWh en 2025), qui détient 550 MWc de centrales solaires en France et 75 MWc en Italie.

Ayant son siège social à Saint-Contest, près de Caen, JPee emploie 180 salariés et a réalisé l’an dernier 80,9 millions d’euros de chiffre d’affaires, générés par la vente d’électricité. De son côté, GDS, qui compte 130 collaborateurs répartis entre Paris, Montpellier, Bordeaux, Metz, Lyon et Milan, revendique un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros en 2025.

Une union opérationnelle début 2027 ?

Les modalités et le périmètre du rapprochement ne sont pas encore connus. Le 6 juillet 2026, les dirigeants des deux entreprises ont signé un "mémorandum of understanding", dans le but de "définir les termes et modalités d’un rapprochement entre égaux". Actionnaire de JPee et partenaire financier de GDS, la Banque des Territoires (groupe Caisse des Dépôts) est aussi partie prenante de ce projet d’union.

1,2 GW

Pouvant être finalisée au premier trimestre 2027, l’opération doit permettre de donner naissance à un énergéticien français indépendant "de référence". Les centrales des deux PME pèsent à ce jour 1,2 GW. Par ailleurs, elles disposent de 400 MW de projets prêts à construire et le portefeuille de projets en développement s’établit à plus de 5 GW.

"C’est un projet de croissance. Il consiste à disposer d’une base renforcée et à accélérer", explique le président de GDS Daniel Bour à nos confrères de GreenUnivers, précisant vouloir cibler "des pays porteurs comme l’Italie".

Déjà un partenariat commercial en Touraine

Les deux PME se connaissent et travaillent déjà ensemble. Elles sont ainsi partenaires sur le projet de centrale solaire des Champs Solaires de Touraine, en Indre-et-Loire. Générale du Solaire pilote la construction du projet qui s’étend sur 62 hectares, JPee assurera sa maintenance. Les deux énergéticiens, qui ne feront peut-être plus qu’un à cet horizon, ont convenu de porter à parts égales la société d’exploitation, qui fournira de l’électricité à la SNCF.

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