La start-up Otrera New Energy (40 collaborateurs), basée à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), annonce une levée de fonds de 17 millions d’euros. De quoi sécuriser encore un peu plus son projet d’usine de fabrication de composants pour réacteurs nucléaires de quatrième génération à Cherbourg-en-Cotentin, annoncé en avril 2026 par la deeptech nucléaire. Un projet chiffré à plus de 40 millions d’euros.
EDF entre au capital d’Otrera
À l’occasion de ce nouveau tour de table, EDF a rejoint les contributeurs historiques du projet manchois d’Otrera : le Groupe ADF, le Fonds Exergon, Ingerop, Fortil Group, le Fonds Normandie Participations, Onet Technologies, le Groupe REEL et le Groupe SNEF, déjà entrés au capital du projet.
La Région Normandie Région est également entrée au capital de la start-up, en qualité d’actionnaire minoritaire pour un montant qui n’est pas pour le moment connu et a versé une subvention de 1,5 million d’euros à l’entreprise aixoise.
Il s’agit du deuxième tour de table de la start-up, dont les deux fondateurs, l’entrepreneur Jean-Éric Lucas et Frédéric Varaine, spécialiste du nucléaire, restent majoritaires. La première levée de fonds, achevée début 2026, avait sécurisé un total de 20 millions d’euros, dont 10 millions d’euros de capital-investissement et 10 millions de subventions non dilutives France 2030.
Engager la phase d’avant-projet détaillé
Ce financement va, selon les termes d’un communiqué diffusé par l’entreprise, permettre de lancer "la phase d’avant-projet détaillé (APD), de poursuivre la démonstration des choix technologiques à travers des moyens d’essais dédiés à leur validation. Mais aussi, de monter en puissance des équipes d’ingénierie, de sûreté et d’industrialisation".
L’avant-projet détaillé constitue une étape majeure en ce qu’elle va dimensionner les principaux composants et de préparer les futures échéances réglementaires et industrielles.
Une troisième levée de fonds d’ici fin 2026
Otrera New Energy annonce d’ores et déjà son intention de lancer, d’ici la fin de l’année 2026, une nouvelle levée de fonds d’au moins 40 millions d’euros. Cette troisième levée de fonds financera la montée en puissance opérationnelle et technique de la société : il s’agira de sécuriser les études d’ingénierie avancées, la montée du niveau de maturité technologique des composants critiques, le renforcement des partenariats industriels et l’accélération du projet de l’usine. Cette dernière doit être opérationnelle début 2029.