La start-up Inalve, qui produisait des microalgues sur biofilm au service de l’aquaculture, annonce la fin de son activité. Le tribunal de commerce de Nice a prononcé la liquidation judiciaire de l’entreprise niçoise fondée en 2016 par Christophe Vasseur et Hubert Bonnefond. "Un résultat amer compte tenu des jalons atteints et du potentiel à venir", souligne sa dirigeante Véronique Raoul qui s’est longtemps battue pour trouver les financements nécessaires à l’industrialisation de sa solution développée comme une alternative pour alimenter les animaux et nourrir une population mondiale croissante, sans épuiser les ressources naturelles. Inalve avait pourtant trouvé le soutien d’investisseurs privés et publics, elle avait été reconnue comme Blue Champion par la Banque Européenne et par la commission Européenne d’investissement, sa technologie était prête à être déployée à grande échelle avec "une traction claire parmi les premiers utilisateurs". Pour autant, regrette sa présidente, "l’écosystème financier des entreprises axées sur l’impact et à forte intensité de capital peine encore à s’aligner sur ce que ces [deeptechs] exigent fondamentalement : un capital patient, des horizons à long terme et une réelle volonté de partager le risque".