JO des Alpes 2030 : le chantier de construction des équipements s'apprête à débuter
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JO des Alpes 2030 : le chantier de construction des équipements s'apprête à débuter

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La société de livraison des ouvrages olympiques dans les Alpes françaises passe de la préparation à l’action. Elle vient d’adopter sa charte d’insertion sociale censée valoriser les entreprises locales et un fonds de 26 millions d’euros destiné à financer les projets d’infrastructures innovants et durables pour les JO d’hiver 2030.

Damien Robert, directeur de la Solideo Alpes 2030, Fabrice Pannekoucke, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes et de la Solideo, Renaud Muselier, président de la Région Sud et Pierre Molina, délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques — Photo : Audrey Savournin

Quelque peu embarrassée, ces derniers temps, par le désistement de la Ville de Nice, qui refuse désormais de couvrir temporairement l’Allianz Arena et donc d’accueillir le tournoi de hockey sur glace masculin, la Solideo Alpes 2030 n’en poursuit pas moins sa trajectoire. Lors de son dernier conseil d’administration, la société de livraison des ouvrages olympiques des prochains Jeux d’hiver a en effet franchi de nouvelles étapes. "Nous ne sommes plus dans la préparation mais dans l’action, nous entrons dans une phase de mise en œuvre et de réalisation qui est décisive", résume Renaud Muselier, le président de la Région Sud, coorganisatrice des Jeux olympiques de 2030 avec la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Une phase de réalisation décisive

Cette période de concrétisation a déjà été amorcée puisque 60 marchés ont été attribués. Mais beaucoup reste à faire, pour réaliser les 40 équipements attendus, pour 1,4 milliard d’euros d’investissement, dont 880 millions d’euros dans le cadre de marchés publics. "Derrière chacune de nos délibérations, il y a déjà des marchés initiés, des études en cours, des livraisons", insiste Fabrice Pannekoucke, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes et président, pour un an, de la Solideo (NDLR : il alterne avec Renaud Muselier). Ce qui ouvre des perspectives pour les entreprises.

26 millions d’euros pour financer l’innovation

Premier coup d’accélérateur : la création effective du fonds d’innovation, doté d’environ 26 millions d’euros et destiné à financer les solutions porteuses et durables pour la rénovation ou la réalisation des infrastructures. Deuxième accélérateur : l’adoption de la Charte d’insertion, déclinaison de la Charte sociale, économique et environnementale des Jeux d’hiver 2030 signée avec 8 organisations patronales et syndicales. Elle impose à tous les maîtres d’ouvrage et toutes les entreprises attributaires de réserver, au global, 10 % d’heures travaillées aux personnes éloignées de l’emploi et de la formation. Mais, surtout, elle ambitionne de dédier un tiers des montants financiers des marchés aux TPE/PME et structures de l’économie sociale et solidaire, contre un quart lors des JO de Paris 2024.

Ce qui devrait favoriser les sociétés locales, même si les règles de la commande publique interdisent toute discrimination. La Solideo promet en tout cas, encore et toujours, de les accompagner au mieux. Elle a mis en ligne avec le Cojop (Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques) la plateforme www.marches2030.org pour les informer largement sur l’ensemble des marchés publics. Ensemble, ils ont aussi organisé un événement destiné aux filières économiques des Alpes françaises, en mars dernier, à Marseille. "Nous avons mobilisé les entreprises pour pouvoir avoir les meilleures offres possibles, les meilleurs ouvrages possibles, mais aussi pour leur donner le plus de temps et de chances possibles" de décrocher les marchés, précise Damien Robert, directeur de la Solideo.

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