Enéad a été placée en liquidation judiciaire lundi 2 février 2026. La deeptech mancelle avait lancé une levée de fonds de 3 millions d’euros. Un an plus tard, la somme n’a pas été rassemblée. "Nous avons eu des échanges internationaux et des lettres d’intention, mais pas suffisamment suivies. Et quand on fait de la R & D en devenir, à un moment, on manque de cash", résume le fondateur et dirigeant d’Enead, Jean-Baptiste Bracq. Il prévoyait une seconde levée de fonds bien supérieure, en 2027, qui aurait permis d’industrialiser le système et de créer une vingtaine d’emplois. Enéad a développé une technologie brevetée de refroidissement liquide par immersion pour les systèmes informatiques. Une solution qui devait répondre aux besoins d’un numérique plus responsable, dont la consommation énergétique devrait doubler d’ici 2030. L’entrepreneur explique la fin d’Enéad par des raisons multifactorielles, de la conjoncture aux difficultés d’industrialiser des innovations en France. "Si c’était à refaire, je serais peut-être parti aux États-Unis…" glisse-t-il. Un refrain lancinant qui commence à résonner dans la French Tech.