Lancé en janvier 2022 à l’initiative des métropoles de Lyon et Saint-Etienne, le Fonds d’Amorçage Industriel Métropolitain (FAIM) finance des projets industriels porteurs d’impact sur les volets environnemental et social. C’est l’équipe lyonnaise de la société de gestion Demeter Investment Managers qui supervise l’allocation des 70 millions d’euros collectés à ce jour. "Ce sont des participations minoritaires avec un accompagnement à destination de start-up réalisant peu ou pas de chiffre d’affaires", précise Stéphane Villecroze, associé chez Demeter.
À ce jour, 13 entreprises industrielles à impact ont bénéficié de son appui, ayant créé 146 emplois dans des secteurs jugés prioritaires comme l’alimentaire, la santé, le textile, la chimie, la mobilité et le numérique.
Réparer, soigner et décarboner
Parmi elles, la Fonderie Pradel (fabrication de pièces moulées en bronze cupro-aluminium), GoodLoop (réparation textile, avec plus de 3 600 vêtements et sacs outdoor réparés en 2024), la deeptech de la décarbonation industrielle Revcoo. Et la "petite dernière", la spécialiste de l’oncologie Sirius Neosight, qui a concrétisé sa première levée de fonds en début d’année pour financer ses essais cliniques en relation avec le centre Léon Bérard. La prochaine étape est programmée pour début 2027. "Nous allons lancer une seconde levée pour lancer notre plateforme industrielle pour le diagnostic et l’optimisation des traitements du cancer", annonce Agnès Bastid, présidente de Sirius Neosight.
Revcoo (15 salariés), qui a, lui, fait partie des premiers investissements du fonds métropolitain devrait à nouveau être soutenu dans le cadre de sa nouvelle levée de fonds d’un montant de 20 millions d’euros (15 M€ en fonds propres, 5 M€ en prêts). La deeptech lyonnaise, qui a déjà investi 4 millions d’euros depuis 2021 pour industrialiser sa technologie brevetée vient de valider son pilote industriel installé sur une cheminée du site de production de chaux d’Eiffage à Avesnes-sur-Helpe (Nord).
100 millions d’euros à terme
"Le pilote va être démonté pour être testé et adapté à d’autres industriels, comme ceux de la verrerie ou de l’incinération. Tandis qu’Eiffage se prépare à remplacer notre premier pilote par un équipement dix fois plus puissant", déclare Arnaud Paulik, directeur général de Revcoo.
Le FAIM devrait prochainement annoncer 3 nouveaux investissements "en cours de finalisation" et 4 nouvelles entreprises devraient être soutenues d’ici début 2026. Et après ? "Compte tenu des échéances politiques, il sera difficile de relancer un fonds successeur FAIM2. Mais la taille du fonds va continuer de grandir avec un objectif final de 100 millions d’euros en 2027 et une petite dizaine de nouvelles prises de participation", répond Stéphane Villecroze.