C’est une évolution majeure pour Atlanpole. Après 35 ans d’existence, dont 25 comme incubateur régional labellisé, le technopôle nantais passe du statut de syndicat mixte à celui de Groupement d’Intérêt Public (GIP). Cette transformation, validée par arrêté préfectoral et entérinée lors de l’Assemblée générale constitutive du 23 janvier, et annoncé finalement le 8 avril de manière officielle, permet désormais d’associer les entreprises, les établissements privés d’enseignement supérieur ou encore les institutions financières à la gouvernance de la structure.
Une gouvernance élargie et représentative
Le GIP Atlanpole s’appuie désormais sur une gouvernance à deux collèges. Le collège public, majoritaire, regroupe la Région Pays de la Loire, Nantes Métropole, Saint-Nazaire Agglomération, Cap Atlantique, Pornic Agglo Pays de Retz, le CHU de Nantes, Nantes Université, des grandes écoles et la CCI Nantes Saint-Nazaire. Le collège privé rassemble les entreprises accompagnées, les pôles de compétitivité, des établissements privés et des financeurs.
Parmi les représentants du tissu économique figurent notamment Charlotte Schoelinck (Lisaqua), Olivier Kitten (Affilogic), Guillaume Accarion (Akajoule), Patrick Cheppe (Europe Technologies) et Yann Pichot (Tronico). Cette gouvernance renouvelée est à l’image de l’écosystème d’innovation régional, que le GIP ambitionne de fédérer plus encore à l’échelle des cinq départements.
Environ 200 projets innovants accompagnés chaque année
Avec un budget annuel d’environ 3 millions d’euros et une équipe de 40 salariés, Atlanpole accompagne chaque année environ 200 projets innovants, dont 50 à forte composante deeptech. Labellisé par l’État depuis 1999 pour l’incubation de projets issus de la recherche publique, le technopôle propose des parcours sur mesure, de la pré-incubation à l’accélération, pouvant aller jusqu’à six ans.
En 2024, l’activité d’Atlanpole a généré l’équivalent d’une PME de 180 salariés, pour 10 millions d’euros de chiffre d’affaires estimé. Depuis sa création, ce sont près de 760 projets qui ont été accompagnés.
Une ambition à l’international
En s’ouvrant à de nouveaux partenaires et en renforçant ses liens avec les technopôles d’Angers, Laval, Le Mans, ainsi qu’avec des structures comme la COMUE Angers-Le Mans, Solutions & Co ou la CCI régionale, Atlanpole affirme son rôle de coordinateur territorial de l’innovation.
Membre des réseaux Retis et EBN, acteur du programme France 2030 et pilote régional des dynamiques deeptech, Atlanpole se positionne comme une fabrique d’innovation, au service des transitions écologiques, industrielles et sociétales.
"L’ADN même d’Atlanpole, c’est une dynamique qui relie les laboratoires aux entreprises, du plus amont de l’innovation jusqu’à la PME ou l’ETI. Quand je dis "du laboratoire à l’ETI", c’est parce que notre ambition, c’est bien de faire émerger des entreprises issues de la recherche publique, de toute forme d’innovation, et de les accompagner dans leur croissance pour en faire de belles PME, de belles ETI, ambitieuses, créatrices de valeur, capables de rayonner à l’international depuis notre territoire", insiste Jean-François Balducchi, délégué général d’Atlanpole. Avec son nouveau statut de GIP, Atlanpole entend bien franchir un cap.