La PME Lunor (200 salariés) fête ses 70 ans et prépare l’avenir en attendant la mise en service de sa future usine devant être opérationnelle en avril 2027 à Luneray, près de Dieppe (Seine-Maritime). Ce nouveau site, situé face à l’usine historique, permet à la filiale agroalimentaire de la coopérative agricole normande NatUp de se diversifier avec la production de plats cuisinés.
Un investissement revu à la hausse
L'investissement du groupe NatUp a été revu à la hausse : NatUp annonçait, en janvier 2024, 30 millions d'euros pour la construction de cette nouvelle usine. Puis, 45 millions d'euros avancés à la fin 2025 par Laurent Lemarchand, le directeur général de la coopérative agricole normande. C'est enfin un montant de 50 millions d'euros que Bruno Mauduyt avance. Le montage financier a pu compter, selon le directeur général de Lunor, sur une large participation des banques sous forme d'emprunt, notamment auprès du Crédit Agricole Seine Normandie Seine.
Produire des plats "fait maison"
"Nous allons produire des plats complets, que l’usine historique ne sait pas faire (des gratins dauphinois, des hachis parmentiers, des tartiflettes, etc., NDLR), qui seront vendus très majoritairement en restauration hors domicile (cantines, hôpitaux…) et, on l’espère, en GMS", présente Bruno Mauduyt, directeur général de Lunor.
Avec la volonté de s’approcher de la qualité du fait maison, avec des produits sans conservateur, sans colorant, sans agent texturant, en adoptant la pasteurisation pour le conditionnement des denrées.
Une nouvelle diversification
Pour Lunor, spécialisé dans la transformation et la distribution de légumes, il s’agit encore d’un nouveau métier après celui de la frite fraîche, pour lequel l’usine historique avait bénéficié d’un investissement de 6 millions d’euros pour la création d’un atelier dédié à la production de 6 000 tonnes de frites fraîches par an.
Générer 30 à 40 millions d’euros d’ici 2030
Ce nouvel équipement, dont on estime qu’il va nécessiter la création de 30 emplois, doit atteindre une capacité de production de 20 000 tonnes de produits et établir un chiffre d’affaires situé entre 30 et 40 millions d’euros d’ici 2030. À titre de comparaison, l’usine historique a dégagé un chiffre d’affaires de 55 millions d''euros en 2025.