ReeV améliore la marche des patients
Medtech basée à Labège (Haute-Garonne) et Boston (États-Unis), Reev (30 collaborateurs) s’est donné pour mission d’aider les personnes atteintes de troubles de la marche à surmonter leur handicap quotidien en devenant plus autonomes et indépendantes dans leurs déplacements. L’entreprise développe pour cela des orthèses motorisées légères et personnalisées d’assistance à la mobilité. Cofondée en 2021 par Amaury Ciurana et Robin Temporelli, Reev a levé 8,8 millions d’euros en février dernier. Ce tour de table, mené par Polytechnique Ventures, Newfund Heka et Irdi Capital, vise à accélérer l’industrialisation et la commercialisation de son assistance robotisée à la mobilité, en ciblant tout d’abord les personnes affectées par des pathologies motrices d’origine neurologique.
Loft Orbital révolutionne l’accès à l’espace
Basée à Toulouse et à San Francisco (États-Unis), Loft Orbital (250 collaborateurs), créée en 2017, révolutionne l’accès à l’espace grâce à une infrastructure satellitaire modulaire et prête à l’emploi. Elle mutualise les ressources en embarquant plusieurs charges utiles sur un même satellite, réduisant ainsi les coûts et les délais pour ses clients. En janvier 2025, la start-up a réussi une levée de fonds de série C d’un montant de 170 millions d’euros, conduite par Tikehau Capital, pour accélérer le déploiement de sa flotte de satellites. Loft Orbital a déjà signé plus d’un demi-milliard d’euros de contrats et une trentaine de ses satellites sont actuellement en production pour ses clients (NASA, CNES, ESA, US Space Force, Microsoft…).
MB Therapeutics soigne avec ses encres thérapeutiques
La healthtech MB Therapeutics (10 salariés), créée en 2023 à Montpellier, produit des encres thérapeutiques visant à fabriquer des médicaments personnalisés en pharmacie par impression 3D. En 2025, elle a successivement levé 2 millions d’euros et obtenu 500 000 euros au titre de France 2030 pour aménager un atelier de production de 350 m2. Il lui permettra de multiplier par 20 le volume des encres qu’elle produit. MB Therapeutics prévoit de boucler une deuxième levée de fonds en fin d’année 2026, prélude au lancement commercial de ses encres en 2027. Elle discute avec des hôpitaux et officines réalisant des préparations thérapeutiques situés en Europe, mais sa vraie cible est les États-Unis, plus gros marché mondial pour cette catégorie d’acteurs.
Look Up déploie ses radars de surveillance
Fondée en 2022 par le général Michel Friedling (Commandement de l’Espace) et Juan Carlos Dolado (CNES), Look Up (60 collaborateurs) développe des capacités répondant aux enjeux politiques et stratégiques de la sécurité et de la sûreté spatiales. Elle fournit des données et des services avancés aux opérateurs de la défense, du secteur civil et commercial, ainsi qu’aux régulateurs et aux assureurs. En juin 2025, elle a levé 50 millions d’euros, dans un tour de table mené par ETF Partners (Royaume Uni). Elle peut ainsi poursuivre le déploiement de son réseau mondial de radars de surveillance de l’espace, dont le premier a été installé en Lozère, développer ses services de gestion du trafic spatial et accélérer sa présence à l’international.
Pangea Propulsion met le turbo sur ses nouveaux moteurs
Pangea Propulsion (ex Pangea Aerospace, 60 collaborateurs), fondée à Barcelone (Espagne) en 2018 et également basée à Toulouse, développe des systèmes de propulsion avancés qui permettent de proposer des fusées plus efficaces et réutilisables, utilisant des carburants durables, tout en réduisant les coûts des lanceurs et des satellites. La start-up a clôturé en mars 2025 une levée de fonds de 23 millions d’euros avec Hyperion Fund, destinée à accroître ses capacités de production, accélérer le développement de nouveaux moteurs et consolider sa position de fournisseur stratégique au sein de l’écosystème spatial européen. Elle ambitionne d’élargir sa base de clients privés et de s’intégrer aux programmes de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) et d’autres agences spatiales.
PyannoteAI crée une IA vocale pour les développeurs
Située à Auzeville-Tolosane (Haute-Garonne), PyannoteAI (3 associés) veut permettre aux développeurs du monde entier de créer des outils qui favorisent une interaction transparente entre l’homme et l’intelligence artificielle. Elle a ainsi créé une IA basée sur le locuteur, à partir d’une technologie open source conçue par le CNRS. En avril 2025, la start-up a levé 8,1 millions d’euros auprès des fonds Crane Venture Partners et Serena, et de business angels. Ce financement lui permet de développer son IA vocale afin qu’elle reconnaisse toujours mieux les mots, "mais aussi qu’elle comprenne qui parle, comment et pourquoi cela est important". Proposée aux développeurs, celle-ci permet notamment de détecter, segmenter et séparer les locuteurs selon leur langue.
Genoskin cultive des modèles de peau humaine ex vivo
La biotech toulousaine Genoskin (20 collaborateurs) fournit des alternatives hi-tech aux essais sur les animaux. Ses modèles de test utilisent des échantillons de peau humaine, obtenus avec le consentement éclairé des donneurs. Sa technologie brevetée garde les échantillons en état de survie dans des puits afin d’étudier les réactions cutanées aux produits testés. En septembre dernier, elle a levé 8 millions d’euros, un tour de table mené par OCCTE. L’entreprise ambitionne de doubler sa taille d’ici 3 ans et d’étendre sa présence commerciale sur ses principaux marchés. Elle va notamment emménager dans deux usines modernisées et agrandies, en 2026 à Salem (États-Unis), dans 700 m2, où elle est présente depuis 2018 ; puis, en 2027, à Toulouse, sur 1 000 mètres carrés.
Enrise automatise l’autoconsommation électrique
Fondée en 2023 à Castelnau-le-Lez (Hérault), Enrise (20 salariés) développe une plateforme qui automatise le processus de l’autoconsommation électrique pour les acteurs de l’immobilier commercial et industriel (démarches administratives, financement, installation…). Après avoir levé 500 000 euros en 2024, elle a réuni 8 millions d’euros auprès de 5 fonds pour accélérer sur le plan national le déploiement de son réseau, qui compte plus de 20 installateurs. En deux ans, Enrise affiche une centaine de projets construits ou en cours de développement. Parmi ses plus belles signatures : Dekra, chez qui elle installera des projets sur une centaine de sites en quelques années. Elle ambitionne de sécuriser un milliard d’euros d’actifs solaires à financer d’ici 2030.
Biomanity développe un super absorbant universel
La deeptech Biomanity (13 salariés), basée à Grabels (Hérault), fabrique des solutions absorbantes à partir du chitosan, une molécule issue des carapaces de crevettes, de crabes ou d’insectes. En retenant 500 fois leur poids en eau, elles permettront d’en limiter la consommation. Fin 2024, la pépite a levé 2,2 millions d’euros afin de poursuivre les caractérisations biologiques de ses futures applications. Elle vient pour cela d’ouvrir un nouveau laboratoire dédié à la biologie (100 m2) en plus du site qu’elle occupe déjà. Biomanity destine son futur super absorbant biodégradable et biosourcé aux marchés de l’agriculture, de la cosmétique, de l’environnement et de l’industrie. Avec l’objectif de lancer ses premières préventes d’ici un à deux ans.
Celest Science modélise le risque climatique
Face aux épisodes météo extrêmes, Celest Science (9 salariés) a conçu une intelligence artificielle avancée capable de modéliser les risques climatiques entre 2 semaines et 6 mois à l’avance. Sa solution est destinée aux entreprises devant intégrer ces facteurs à leur planification. La start-up montpelliéraine vient de lever 2 millions d’euros pour croître sur un secteur prioritaire, les compagnies d’assurances. Elle a d’abord ciblé les États-Unis, plus gros marché mondial de l’assurance, avant d’adapter son offre à l’Europe en fin d’année 2025. Parmi ses premiers clients figurent Zurich et Allianz. D’ici deux ans, Celest Science table sur un chiffre d’affaires "de plusieurs millions d’euros", tout en prévoyant d’attaquer de nouveaux secteurs tels que l’énergie.
Terratis veut stopper le moustique-tigre
Alors que le moustique-tigre a envahi 71 départements français en 20 ans, Terratis (14 salariés) peut produire sous environnement contrôlé des millions de mâles stérilisés par rayons X : des lâchers répétés dans la nature permettent de bloquer la reproduction des femelles (les seules à piquer). Forte d’une levée de fonds de 1,5 million d’euros en 2025, la deeptech montpelliéraine vient de se doter d’une usine-pilote de 200 m2 qui va produire assez de moustiques pour couvrir 250 ha, avant d’atteindre rapidement les 1 000 ha. Terratis a déjà convaincu des collectivités et des résidences privées, qui ont souvent plusieurs hectares à protéger. Elle prépare déjà un plus gros financement pour se doter d’une bio-usine de 3 000 m2, espérée pour 2028.
Weekera transforme le secteur comptable
La transformation numérique des cabinets d’experts-comptables est en cours, et la start-up nîmoise Weekera (50 salariés) veut l’accélérer. Elle a conçu un logiciel de paie et de RH renforçant les flux entre le cabinet, ses clients et ses salariés, sur la base d’une collaboration avec plus de 80 cabinets français. Après une levée de fonds de 6 millions d’euros en 2022, bouclée dès son année de création, elle vient de frapper un autre grand coup en accueillant à son capital le fonds d’investissement britannique Hg (50 sociétés européennes en portefeuille). Après avoir actionné la commercialisation de son outil depuis janvier 2025, Weekera en a ouvert l’accès aux cabinets non associés en fin d’année, afin de booster son rayonnement dans le secteur comptable.