Après avoir déployé son concept de "fast good breton" en gares d’Angers et de Nantes, Ker Juliette cible à nouveau un public de voyageurs en ouvrant un établissement au sein de l’aéroport de Nantes Atlantique. À partir de fin mars 2025, ce dernier proposera toute la gamme de galettes de sarrasin et de crêpes de l’enseigne nantaise en restauration rapide. Cette implantation se fait en partenariat avec SSP Frabeli, un opérateur majeur de points de vente de restauration dans les lieux de transport.
Nouvelle étape
En confiant, pour la première fois la gestion opérationnelle d’un de ses restaurants à un acteur extérieur, via un contrat s’apparentant à une licence de marque, Ker Juliette amorce une nouvelle étape de son développement. Celui-ci se fera désormais en franchise. "L’ouverture d’un nouveau restaurant mobilise des capitaux. L’exploiter en propre impose d’être physiquement présent au quotidien. Nous avions atteint les limites de notre accompagnement, d’où la volonté de basculer sur un modèle de développement en franchise qui nous permettra d’accélérer, en faisant appel à d’autres entrepreneurs", commente Juliette Fontaine, directrice générale et cofondatrice de Ker Juliette, en 2015, aux côtés de son père Philippe Fontaine.
Villes moyennes autour de Nantes
Le développement du futur réseau de franchisés se fera dans un rayon d’une heure à une heure trente de Nantes pour pouvoir accompagner plus facilement les nouveaux établissements. Dans un premier temps, Ker Juliette cible ainsi des villes, comme Angers, Rennes, Vannes…
Depuis l’ouverture de son premier établissement Place de la Bourse à Nantes, Ker Juliette a éprouvé son concept dans les centres-villes de Saint-Nazaire, Lille et Paris. Toutefois, l’entreprise, qui emploie une trentaine de salariés pour un chiffre d’affaires de 1,6 million d’euros, recherche un franchisé pour reprendre celui de Lille, en adéquation avec son nouveau modèle. "Implanté dans un centre commercial, ce restaurant est rentable et se développe, mais il est trop éloigné de Nantes", indique la dirigeante. Le restaurant ouvert à Paris en 2017 a, pour sa part, fermé en 2024. "Il était à l’équilibre, mais n’offrait pas de perspectives de développement car, situé dans une zone de bureaux, il ne fonctionnait que le midi. La vente de l’emplacement nous a permis de financer l’ouverture de Saint-Nazaire", rapporte Juliette Fontaine qui, après l’ouest de la France rêve d’étendre son réseau de franchises dans d’autres régions.