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Le groupe Holder cherche un repreneur pour l’usine Château Blanc de Marcq-en-Barœul, dans le Nord
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Le groupe Holder cherche un repreneur pour l’usine Château Blanc de Marcq-en-Barœul, dans le Nord

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La filiale industrielle du groupe Holder, Château Blanc, a sollicité l’ouverture d’un redressement judiciaire pour son site de Marcq-en-Barœul, dans le Nord. L’objectif : favoriser une reprise capable d’apporter de nouveaux volumes à cette usine de 200 salariés. L’usine produit notamment des viennoiseries surgelées, des petits pains précuits et des macarons destinés à la grande distribution et à la restauration.

Le groupe familial Holder, connu pour son réseau de boulangeries Paul, cherche un repreneur pour son usine Marcq-en-Barœul (Nord), près de Lille, exploitée par sa filiale industrielle Château Blanc — Photo : Charlotte T Strömwall

Le groupe familial Holder, connu pour son réseau de boulangeries Paul, cherche un repreneur pour son usine de Marcq-en-Barœul (Nord), près de Lille, exploitée par sa filiale industrielle Château Blanc. L’entreprise a sollicité l’ouverture d’un redressement judiciaire auprès du Tribunal de commerce de Lille Métropole, afin de favoriser l’émergence d’un projet de reprise pour ce site.

Un manque de volumes

Château Blanc exploite trois unités dans les Hauts-de-France : à Marcq-en-Barœul et La Madeleine (Nord), ainsi qu’à Tilloy-lès-Mofflaines (Pas-de-Calais). L’ensemble emploie 400 salariés pour un chiffre d’affaires de 89,7 millions d’euros en 2025, contre 102 millions d’euros en 2023. Le site de Marcq-en-Barœul, qui rassemble plus de 200 collaborateurs, constitue le principal outil industriel du groupe avec 16 000 m² de production, huit lignes de fabrication et une plateforme logistique de 10 000 m². L'usine produit notamment des viennoiseries surgelées, des petits pains précuits et des macarons destinés à la grande distribution et à la restauration.

Malgré ces capacités, le site souffre d’un manque de volumes. Son taux d’utilisation moyen n’atteint que 37 %, "dans un secteur dominé par de grands acteurs concentrant toujours plus de volumes, avec une pression toujours plus forte sur les prix", constate la direction. La hausse des coûts de l’énergie et des matières premières a également pesé sur la rentabilité, en raison de l’impossibilité "de répercuter pleinement cette inflation sur les prix de vente."

50 millions d’euros investis depuis 2020

La direction souligne néanmoins les atouts industriels du site. "L’usine de Marcq-en-Barœul dispose d’atouts industriels solides, d’équipes engagées et d’un savoir-faire reconnu sur son marché. Nous croyons fermement en sa capacité de rebond", indique-t-elle. L’objectif est désormais de trouver un partenaire capable d’apporter de nouveaux volumes pour relancer l’activité.

La direction "déjà en discussion avec des acteurs du secteur"

Depuis 2020, le groupe a investi près de 50 millions d’euros dans Château Blanc, sans parvenir à redresser durablement l’activité du site nordiste. Dans ce contexte, le redressement judiciaire doit offrir un cadre favorable à une reprise. "Nous sommes déjà en discussion avec des acteurs du secteur qui ont fait part de leur intérêt pour le site. Nous espérons que la protection du Tribunal de commerce pourra contribuer à faire aboutir des offres fermes avec la reprise d’un maximum d’emploi. C’est notre priorité", précise la direction. Les deux autres sites devraient, eux, faire l’objet d’un plan de continuation avec maintien de l’activité et des emplois.

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