La franchise comme accélérateur de croissance. C’est la stratégie retenue par Mon Extension Bois, qui a atteint un plafond avec un chiffre d’affaires autour de 1,3 million d’euros ces dernières années, pour 17 salariés. Né en 2021, ce fabricant d’extensions de maison à ossature bois compte passer du statut de TPE à celui de PME, avec 3 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici trois ans.
Un positionnement atypique
Basée à Attiches, dans le Nord, Mon Extension Bois a investi un créneau peu occupé : les extensions en ossature bois, livrées sous forme de kits. Les particuliers peuvent choisir de les monter eux-mêmes ou de confier les travaux à des professionnels partenaires. Ce pari du "faire soi-même" lui a permis de rapidement trouver une clientèle. "Dès le premier exercice, nous avons approché le million d’euros de chiffre d’affaires", souligne Damien Branly, gérant associé.
La franchise plutôt qu’une levée de fonds
Pour relancer la croissance, plusieurs scénarios ont été étudiés. Notamment une levée de fonds, pour financer l’ouverture d’agences intégrées. Ou encore la constitution d’un réseau d’agents commerciaux indépendants. Mais aucune de ces solutions ne répondait pleinement aux attentes des fondateurs.
"Nous voulions conserver notre indépendance et continuer à construire une entreprise rentable", explique Damien Branly. La franchise s’est finalement imposée comme le modèle le plus cohérent. "C’est une manière de grandir sans perdre notre ADN", résume-t-il.
Après un an et demi de structuration du concept, aux côtés de cabinets spécialisés, Mon Extension Bois a ouvert sa première franchise à La Rochelle (Charente-Maritime). Des implantations ont depuis vu le jour à Arras (Pas-de-Calais), Metz (Grand-Est) et sur le secteur Cambrai-Valenciennes (Nord), tandis qu’une nouvelle ouverture est prévue dans les Vosges à la rentrée. Avec son agence pilote nordiste, le réseau compte donc cinq implantations avec, au total, une trentaine de salariés.
Ouvrir 2 à 3 franchises par an
L’entreprise vise l’ouverture de deux à trois franchises par an, un rythme volontairement maîtrisé. Chaque franchisé commercialise les projets sur son territoire mais s’approvisionne exclusivement auprès du site nordiste, qui conserve la fabrication des kits.
Pour soutenir cette expansion, Mon extension Bois s’appuie sur un configurateur en ligne, développé dès sa création. Accessible depuis son site internet, cet outil permet aux particuliers de modéliser leur projet en 3D, de choisir les principales caractéristiques de leur extension et d’obtenir instantanément une estimation tarifaire. À la clé, entre 400 et 500 demandes de devis par mois. Une machine commerciale largement automatisée, qui génère des prospects qualifiés pour les franchisés et limite les efforts de prospection.
"Un marché faiblement structuré"
À plus long terme, la jeune entreprise voit grand. Évoluant selon son dirigeant "sur un marché faiblement structuré, avec peu de concurrents identifiés", elle souhaite rapidement devenir une référence de l’extension en kit en France, mais aussi exporter son concept. La Belgique et le Luxembourg sont déjà des territoires ciblés. Cette croissance devrait conduire l’entreprise à franchir une autre étape ces prochaines années : l’agrandissement et la modernisation de son outil de production.