Haut-Rhin
Le chef alsacien Marc Haeberlin investit plus de 21 millions d’euros dans le Clos Saint-Vincent
Haut-Rhin # Restauration # Investissement immobilier

Le chef alsacien Marc Haeberlin investit plus de 21 millions d’euros dans le Clos Saint-Vincent

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Le chef étoilé d’Illhaeusern, Marc Haeberlin reprend en famille le Clos Saint-Vincent situé sur les hauteurs de Ribeauvillé (Haut-Rhin). Il injecte 21,5 millions d’euros dans l’acquisition et la rénovation de l’établissement, afin de le propulser dès 2027 dans le giron très fermé des hôtels cinq étoiles alsaciens.

La rénovation du Clos Saint-Vincent devrait se porter à 12,8 millions d’euros — Photo : Document Jouin Manku.

Niché au milieu des vignes, l’hôtel surplombe les hauteurs de Ribeauvillé (Haut-Rhin), sur la route des vins alsacienne. Le Clos Saint-Vincent a jadis été affilié Relais et Châteaux. Il vient d’être repris par Marc Haeberlin qui fait rayonner à l’international son restaurant étoilé l’Auberge de l’Ill (50 salariés, 7,8 millions d’euros de CA), deux macarons au Guide Michelin, situé à Illhaeusern dans le Haut-Rhin. Ce dernier pilote aussi, dans un registre plus bistronomique chic, les Haras de Strasbourg (5,8 M€ de CA).

Marc Haeberlin et Xavier Muller-Haeberlin — Photo : Pascale Schaeffer

Aujourd’hui, c’est avec son épouse Isabelle et ses enfants, Xavier, Laetitia et Maxime qu’il investit 21,5 millions d’euros dans l’acquisition de l’hôtel et dans sa transformation prévue en établissement cinq étoiles, via la holding Marc Haeberlin Conseil. Le projet est soutenu par un pool bancaire, mais aussi par des investisseurs privés régionaux dans le cadre d’un emprunt obligataire de 2 millions d’euros.

60 à 80 emplois devraient être créés d’ici 2027

Le projet, confié à l’architecte AJeance (Sélestat) et au designer parisien Jouin-Manku qui a notamment par le passé réalisé les agencements intérieurs de l’Auberge de l’Ill en 2007 et 2017, passera par la rénovation des 2 600 m2 de surfaces existantes, la création ex nihilo d’un restaurant de 100 couverts avec vues traversantes et lignes épurées, d’un spa aux perspectives sobres (avec salles de massage, sauna, jacuzzi), et d’un bassin extérieur. L’établissement comportera 33 chambres et suites, positionnées en 5 étoiles.

Esquisses du restaurant de 100 places et du bar — Photo : Document Jouin Manku.

"Nous déposerons le permis de construire à la rentrée et nous espérons démarrer les travaux début 2025 pour une ouverture début 2027", envisage Xavier Muller-Haeberlin. À terme, 60 à 80 emplois devraient être créés sur le site.

Un projet mûri depuis un an

À 40 ans, Xavier Muller-Haeberlin, qui a fait ses classes chez Lufthansa (LSG Group), porte les opérations. "C’est un projet qui a mûri et pris du temps. Nous étions en contact avec les vendeurs, la famille Jung (NDLR : propriétaires des Transports Jung à, Sélestat) dès le printemps 2023, mais la période était compliquée. Compte tenu des taux d’intérêt, les contraintes financières étaient plus fortes, les garanties à apporter plus conséquentes. Nous avons dû revoir un peu notre copie. Mais c’est un projet d’ampleur, qui nous tenait à cœur. Il a été porté par l’ensemble de la famille", explique Xavier Muller-Haeberlin.

Créer des complémentarités avec l’Auberge de l’Ill

"J’avais un œil sur le Clos Saint-Vincent depuis longtemps et maintenant que les enfants sont là, je me suis décidé. Il n’y a pas deux endroits identiques en Alsace, avec une telle vue", s’enthousiasme Marc Haeberlin qui imagine déjà pour ce nouvel écrin une carte multiple, "alsacienne, italienne, japonisante ou asiatique, avec des cuissons au feu de bois. L’idée n’est pas d’aller chercher une étoile mais de créer des complémentarités avec l’Auberge de l’Ill", dit-il. Les deux établissements sont situés à une petite dizaine de kilomètres l’un de l’autre. La clientèle alsacienne et européenne, belge, allemande et suisse de l’une pouvant naturellement bénéficier à l’autre.

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