Breizpack : Les entremetteurs de l'emballage
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Breizpack : Les entremetteurs de l'emballage

Breizpack regroupe et met en relation 300 entreprises bretonnes de l'emballage ou utilisatrices de packaging. Un sujet complexe au carrefour des préoccupations environnementales.

Qui ne s'est pas dit un jour: mais pourquoi mettent-ils autant de carton autour de leurs yaourts? Chez Breizpack, on vous affirme que la réponse n'est pas si simple. Ce réseau regroupe 300 sociétés régionales* fabricantes ou utilisatrices d'emballage. Breizpack, localisée à la technopôle de Quimper Cornouaille, est née en 1996 pour aider les entreprises du Sud-Finistère dans leur politique de packaging. Rapidement, ses services ont été proposés aux sociétés de Bretagne et ses départements limitrophes (Loire-Atlantique, Manche et Anjou). Depuis, les deux ingénieurs spécialisés du réseau assurent une mise en relation des acteurs économiques et répondent aux questions sur une législation dense, héritée du droit européen. En dix ans, celle-ci aurait conduit à «des progrès considérables», dixit Blandine Lagain conseiller technologique de Breizpack pour qui ces avancées restent largement invisibles du consommateur. Légalement, les entreprises sont obligées de réduire au maximum les emballages en poids et en volume, de prévoir leur fin de vie et d'éviter tous composés toxiques. L'épaisseur des boîtes de conserve aurait diminué d'environ 10%. «Au global, cela représente des centaines de tonnesde matière», fait valoir Blandine Lagain. Ainsi peut-on aujourd'hui aisément écraser une cannette dans sa main. Idem pour les bouteilles d'eau. Même les bouchons ont perdu de la hauteur. Bref, on rogne sur la matière pour épargner l'environnement. Dans le sens de la diminution des déchets, les entreprises sont aussi poussées par le ?point vert?, une contribution financière par emballage qui est en partie proportionnelle au poids du matériau.




Un métier de R & D

Une autre fonction de l'emballage reste totalement méconnue du grand public: sa fonction logistique. «Sur les yaourts, l'emballage doit permettre une mise en palette aisée.Il doit aussi résister au froid négatif, à l'humidité, à la pression de l'entreposage...» Le métier du pack regorge d'innovations technologiques insoupçonnées. Elles nécessitent parfois plusieurs années de développement. C'est le cas de l'aérosol ou du sachet de plastique micro-ondable. Dans l'agroalimentaire, le packaging représente une majeure partie des dépenses de R & D.D'ailleurs, le pôle de compétitivité Valorial a créé une commission dédiée, à laquelle participe activement Breizpack et une cinquantaine d'industriels. Il traite d'environnement, de traçabilité, de sécurité, d'ergoconception et de l'important sujet des emballages actifs et intelligents. Les recherches portent sur la création de systèmes respectueux de l'environnement qui conserveraient des propriétés technologiques identiques sans être beaucoup plus chères. Blandine Lagain en convient: «La stratégie écologique est possible en entreprise, si elle n'induit pas de coûts exorbitants.» Le coût environnemental ne serait d'ailleurs pas si simple à évaluer. «On essaie d'améliorer les bilans environnementaux des emballages. C'est très difficile d'avoir du recul. Par exemple, l'impact de la fabrication de plastique à base de maïs ne tient pas compte de la pollution des eaux ou des pesticides.»




Contact: 02.98.100.200. www.breizpack.net




; *300 membres référencés et 60 adhérentes.

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