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Le Cerafel résiste malgré une année 2025 difficile pour les légumes bretons
Finistère # Agriculture # Conjoncture

Le Cerafel résiste malgré une année 2025 difficile pour les légumes bretons

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Marc Keranguéven est le président de Cerafel et de la Sica — Photo : Cerafel

L’association d’organisations de producteurs de fruits et légumes finistérienne Cerafel (1 350 exploitations et 2 000 agriculteurs représentés) a vu sa valeur de production commercialisée reculer à 339,3 millions d’euros en 2025, contre 350,1 millions d’euros un an plus tôt. La production a atteint 359 871 tonnes, soit une baisse de 24 % en dix ans. L’année a été marquée par une crise durable du chou-fleur, dont les volumes ont progressé de 14 % sur un an, provoquant une forte pression sur les prix dans un contexte de surproduction européenne et de consommation en recul. Les productions de plein champ, comme le chou-fleur et le poireau, ont souffert des aléas climatiques et d’un hiver particulièrement doux. À l’inverse, certaines filières ont mieux résisté. La tomate sous serre a enregistré une hausse de 9 % de ses volumes et de près de 10 % de sa valeur, tandis que la filière plants de pommes de terre a réalisé une année record avec 112 millions d’euros de chiffre d’affaires. Face à une concurrence européenne accrue et à la hausse des coûts de production, le Cerafel entend renforcer sa compétitivité, développer ses partenariats commerciaux et diversifier les productions. L’association présidée par Marc Keranguéven mise notamment sur un projet régional de BioCO₂ avec Engie pour sécuriser l’approvisionnement des serristes.

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